La valse brune
Ils ne sont pas des gens à valse lente
Les bons rôdeurs qui glissent dans la nuit
Ils lui préfèrent la valse entraînante
Souple, rapide, où l'on tourne sans bruit
Silencieux, ils enlacent leurs belles
Mêlant la cotte avec le cotillon
Légers, légers, ils partent avec elles
Dans un gai tourbillon.
REFRAIN:
C'est la valse brune
Des chevaliers de le lune
Que la lumière importune
Et qui recherchent un coin noir
C'est la valse brune
Des chevaliers de la lune
Chacun avec sa chacune
La danse le soir.
Ils ne sont pas tendres pour leurs épouses
Et, quand il faut, savent les corriger
Un seul soupçon de leur âme jalouse
Et les rôdeurs sont prêts à se venger
Tandis qu'ils font, à Berthe, à Léonore
Un madrigal en vers de leur façon
Un brave agent, de son talent sonore
Souligne la chanson.
Quand le rôdeur, dans la nuit, part en chasse
Et qu'à la gorge il saisit un passant
Les bons amis, pour que tout bruit s'efface
Non loin de lui chantent en s'enlaçant
Tandis qu'il pille unlogis magnifique
Où d'un combat il sait sortir vainqueur
Les bons bourgeois, grisés par la musique
Murmurent tous en choeur:
La valsa oscura
No son personas de vals lento
Los buenos merodeadores que se deslizan en la noche
Prefieren el vals animado
Flexible, rápido, donde se gira sin ruido
Silenciosos, abrazan a sus amadas
Mezclando la chaqueta con el cotillón
Ligeros, ligeros, se van con ellas
En un alegre torbellino.
CORO:
Es la valsa oscura
De los caballeros de la luna
Que la luz molesta
Y buscan un rincón oscuro
Es la valsa oscura
De los caballeros de la luna
Cada uno con su amada
Bailan por la noche.
No son tiernos con sus esposas
Y, cuando es necesario, saben corregirlas
Un solo atisbo de su alma celosa
Y los merodeadores están listos para vengarse
Mientras le dedican a Berthe, a Leonore
Un madrigal en versos a su manera
Un valiente agente, con su talento sonoro
Acompaña la canción.
Cuando el merodeador, en la noche, sale a cazar
Y agarra a un transeúnte por el cuello
Los buenos amigos, para que todo ruido desaparezca
Cantan cerca de él abrazándose
Mientras saquea una magnífica morada
Donde de una pelea sabe salir victorioso
Los buenos burgueses, embriagados por la música
Murmuran todos al unísono: