La Maman Et La Putain
Que je vous aime.
Regardez, je commence à être saoule et je bégaie et c'est absolument horrible, parce que ce que je dis je le pense réellement.
Et je pourrais rester tout le temps avec vous tellement je suis heureuse.
Je me sens aimée par vous deux.
Et l'autre qui me regarde avec les yeux en couilles de mites, d'un air sournois, en pensant: oui ma petite, tu peux toujours causer, mais je t'aurai.
Je vous en prie Alexandre, je ne joue pas la comédie.
Mais qu'est-ce que vous croyez...
Pour moi il n'y a pas de putes.
Pour moi, une fille qui se fait baiser par n'importe qui, qui se fait baiser n'importe comment, n'est pas une pute.
Pour moi il n'y a pas de putes, c'est tout.
Tu peux sucer n'importe qui, tu peux te faire baiser par n'importe qui, tu n'es pas une pute.
Il n'y a pas de putes sur terre, putain comprends-le.
Et tu le comprends certainement.
La femme qui est mariée et qui est heureuse et qui rêve de se faire baiser par je ne sais qui, par le patron de son mari, ou par je ne sais quel acteur merdique, ou par son crémier ou par son plombier...
Est-ce que c'est une pute?
Il n'y a pas de putes.
Y a que des cons, y a que des sexes.
Qu'est-ce que tu crois.
Ce n'est pas triste, hein, c'est super gai.
Et je me fais baiser par n'importe qui, et on me baise et je prends mon pied.
Pourquoi est-ce que vous accordez autant d'importance aux histoires de cul?
Le sexe...
Tu me baises bien.
Ah!
comme je t'aime.
Il n'y a que toi pour me baiser comme ça.
Comme les gens peuvent se leurrer.
Comme ils peuvent croire.
Il n'y a qu'un toi, il n'y a qu'un moi.
Il n'y que toi pour me baiser comme ça.
Il n'y a que moi pour être baisée comme ça par toi.
Quelle chose amusante.
Quelle chose horrible et sordide.
Mais putain, quelle chose sordide et horrible.
Si vous saviez comme je peux vous aimer tous les deux.
Et comme ça peut être indépendant d'une histoire de cul.
Je me suis fait dépuceler récemment, à vingt ans.
Dix-neuf, vingt ans.
Quelle chose récente.
Et après, j'ai pris un maximum d'amants.
Et je me suis fait baiser.
Et je suis peut-être une malade chronique...
le baisage chronique.
Et pourtant le baisage j'en ai rien à foutre.
Me faire encloquer, ça me ferait chier un maximum hein!
Là, j'ai un tampax dans le cul, pour me le faire enlever et pour me faire baiser, il faudrait faire un maximum.
Il faudrait faire un maximum.
Il faudrait m'exciter un maximum.
Rien à foutre.
Si les gens pouvaient piger une seule fois pour toutes que baiser c'est de la merde.
Qu'il n'y a une seule chose très belle: c'est baiser parce qu'on s'aime tellement qu'on voudrait avoir un enfant qui nous ressemble et qu'autrement c'est quelque chose de sordide...
Il ne faut baiser que quand on s'aime vraiment.
Et je ne suis pas saoule...
si je pleure...
Je pleure sur toute ma vie passée, ma vie sexuelle passée, qui est si courte.
Cinq ans de vie sexuelle, c'est très peu.
Tu vois, Marie, je te parle parce que je t'aime beaucoup.
Tant d'hommes m'ont baisée.
On m'a désirée parce que j'avais un gros cul qui peut être éventuellement désirable.
J'ai de très jolis seins qui sont très désirables.
Ma bouche n'est pas mal non plus.
Quand mes yeux sont maquillés ils sont pas mal non plus.
Et beaucoup d'hommes m'ont désirée comme ça, tu sais, dans le vide.
Et on m'a souvent baisée dans le vide.
Je ne dramatise pas, Marie, tu sais.
Je ne suis pas saoule.
Et qu'est-ce que tu crois, tu crois que je m'appesantis sur mon sort merdique.
Absolument pas.
On me baisait comme une pute.
Mais tu sais, je crois qu'un jour un homme viendra et m'aimera et me fera un enfant, parce qu'il m'aimera.
Et l'amour n'est valable que quand on a envie de faire un enfant ensemble.
Si on a envie de faire un enfant, on sent qu'on aime.
Un couple qui n'a pas envie de faire un enfant n'est pas un couple, c'est une merde, c'est n'importe quoi, c'est une poussière...
les super-couples libres...
Tu baises d'un côté chérie, je baise de l'autre.
On est super-heureux ensemble.
On se retrouve.
Comme on est bien.
Mais c'est pas un reproche que je fais, au contraire.
Ma tristesse n'est pas un reproche vous savez...
C'est une vieille tristesse qui traîne depuis cinq ans...
Vous en avez rien à foutre.
Regardez tous les deux, vous allez être bien...
Comme vous pouvez être heureux ensemble.
La Madre y la Puta
Que las amo.
Miren, empiezo a estar borracha y balbuceo y es absolutamente horrible, porque lo que digo lo pienso realmente.
Y podría quedarme todo el tiempo con ustedes porque soy muy feliz.
Me siento amada por ambos.
Y el otro que me mira con ojos de mierda, con una mirada astuta, pensando: sí, cariño, puedes hablar todo lo que quieras, pero te tendré.
Por favor, Alexandre, no estoy actuando.
Pero, ¿qué creen ustedes...
Para mí no hay putas.
Para mí, una chica que se acuesta con cualquiera, que se acuesta de cualquier manera, no es una puta.
Para mí no hay putas, eso es todo.
Puedes chupar a cualquiera, puedes acostarte con cualquiera, no eres una puta.
No hay putas en la tierra, joder, entiéndelo.
Y seguramente lo entiendes.
La mujer casada que es feliz y sueña con acostarse con quien sea, con el jefe de su marido, o con algún actor de mierda, o con su lechero o con su fontanero...
¿Es una puta?
No hay putas.
Solo hay idiotas, solo hay sexos.
¿Qué crees?
No es triste, ¿verdad?, es súper alegre.
Y me acuesto con cualquiera, y me acuestan y disfruto.
¿Por qué le dan tanta importancia a las historias de sexo?
El sexo...
Me acuestas bien.
¡Ah!
Cómo te amo.
Solo tú puedes acostarme así.
Cómo la gente puede engañarse.
Cómo pueden creer.
Solo hay un tú, solo hay un yo.
Solo tú puedes acostarme así.
Solo yo puedo ser acostada así por ti.
Qué cosa divertida.
Qué cosa horrible y sórdida.
Pero joder, qué cosa sórdida y horrible.
Si supieran cuánto los amo a los dos.
Y cómo puede ser independiente de una historia de sexo.
Recientemente perdí la virginidad, a los veinte años.
Diecinueve, veinte años.
Qué cosa reciente.
Y después, tuve un montón de amantes.
Y me acostaron.
Y tal vez soy una enferma crónica...
la acostada crónica.
Y sin embargo, me importa un carajo la acostada.
Que me follen, me jodería un montón, ¿eh?
Ahora, tengo un tampón en el culo, para que me lo quiten y para que me follen, tendrían que hacer un montón.
Tendrían que hacer un montón.
Tendrían que excitarme un montón.
Me importa un carajo.
Si la gente pudiera entender de una vez por todas que follar es una mierda.
Que solo hay una cosa muy hermosa: es follar porque nos amamos tanto que querríamos tener un hijo que se nos parezca y de lo contrario es algo sórdido...
Solo hay que follar cuando realmente nos amamos.
Y no estoy borracha...
si lloro...
Lloro por toda mi vida pasada, mi vida sexual pasada, que es tan corta.
Cinco años de vida sexual, es muy poco.
Ves, Marie, te hablo porque te quiero mucho.
Tantos hombres me han acostado.
Me deseaban porque tenía un gran culo que eventualmente podría ser deseable.
Tengo unos pechos muy bonitos que son muy deseables.
Mi boca tampoco está mal.
Cuando mis ojos están maquillados, tampoco están mal.
Y muchos hombres me deseaban así, sabes, en el vacío.
Y a menudo me acostaban en el vacío.
No dramatizo, Marie, sabes.
No estoy borracha.
Y ¿qué crees, crees que me compadezco de mi destino de mierda?
Absolutamente no.
Me acostaban como a una puta.
Pero sabes, creo que un día vendrá un hombre y me amará y me hará un hijo, porque me amará.
Y el amor solo es válido cuando se quiere tener un hijo juntos.
Si se quiere tener un hijo, se siente que se ama.
Una pareja que no quiere tener un hijo no es una pareja, es una mierda, es cualquier cosa, es una basura...
las superparejas libres...
Tú follas por un lado, cariño, yo follo por el otro.
Estamos súper felices juntos.
Nos encontramos.
Qué bien estamos juntos.
Pero no es un reproche lo que hago, al contrario.
Mi tristeza no es un reproche, ya sabes...
Es una vieja tristeza que arrastro desde hace cinco años...
A ustedes no les importa.
Miren los dos, van a estar bien...
Cómo pueden ser felices juntos.