395px

El halcón feroz

Divers

L'épervier farouche

Planant dans l'azur sans nuage,
Quel est cet étrange oiseau noir ?
Son oeil a des reflets sauvages,
Qu'a-t-il pu apercevoir ?
Il décrit des cercles funestes,
Puis, doucement descend, descend,
Comme une malédiction céleste
Sur des oisillons innocents.

L'épervier farouche
Vole au-dessus de vos toits,
Son allure est louche
Et son regard est sournois ;
Dans vos nids timides,
Mères, gardez vos petits !
Car le rapace avide
A beaucoup d'appétit.

Ainsi, une pauvre ouvrière
Vivait près de son cher trésor ;
C'était sa petite Gisèle :
Une enfant pure, un vrai coeur d'or,
Qui travaillait comme cousette
En haut de la rue des Martyrs,
Et le sam'di à la Galette,
Elle dansait pour se divertir.

L'épervier farouche
Te guette, méfie-toi !
Son allure est louche
Et, déjà, tu es sa proie.
Il t'enlace et danse
La valse aux accents troublants ;
Mais l' brigand manigance
Ta perte, pauvre enfant !

En effet, au bout d'une semaine
La petite était en maison,
Et dans cette ambiance malsaine
Avait perdu ses illusions.
Prenant un couteau sur la table,
Elle s'en transperça le coeur
En maudissant le misérable
Qui s'enfuit cynique et moqueur.

L'épervier farouche
Le souteneur sournois,
Au fond des rues louches
S'envole vers d'autres proies.
Dans vos nids timides,
Mères, gardez vos petits !
Car le rapace avide
A beaucoup d'appétit !

El halcón feroz

Planando en el azul sin nubes,
¿Qué es esa extraña ave negra?
Su ojo tiene reflejos salvajes,
¿Qué habrá visto?
Describe círculos funestos,
Luego, suavemente desciende, desciende,
Como una maldición celestial
Sobre polluelos inocentes.

El halcón feroz
Vuela sobre tus techos,
Su aspecto es sospechoso
Y su mirada es astuta;
En tus nidos tímidos,
Madres, cuiden a sus crías,
Porque el rapaz ávido
Tiene mucho apetito.

Así, una pobre obrera
Vivía cerca de su querido tesoro;
Era su pequeña Gisèle:
Una niña pura, un verdadero corazón de oro,
Que trabajaba como costurera
En lo alto de la calle de los Mártires,
Y los sábados en la Galette,
Bailaba para divertirse.

El halcón feroz
Te acecha, ¡cuidado!
Su aspecto es sospechoso
Y, ya, eres su presa.
Te abraza y baila
El vals con acentos inquietantes;
Pero el bribón maquina
Tu perdición, pobre niña.

De hecho, al cabo de una semana
La niña estaba en casa,
Y en ese ambiente insano
Había perdido sus ilusiones.
Tomando un cuchillo de la mesa,
Se atravesó el corazón
Maldiciendo al miserable
Que huyó cínico y burlón.

El halcón feroz
El proxeneta astuto,
En lo profundo de las calles sospechosas
Vuela hacia otras presas.
En tus nidos tímidos,
Madres, cuiden a sus crías,
Porque el rapaz ávido
Tiene mucho apetito.

Escrita por: