Jenny, jenny
Il est des soirs d'été
Si doux, si rouges, si tendres
Où les lumières du ciel
Nous semblaient tout comprendre
Elles pourraient nous faire croire
Que nous ne mourrons jamais
Elles pourraient nous faire croire
Que nous ne mourrons jamais
Te rapelles-tu ces dimanches qui paressaient sans fin
Dans nos chemises nlanches on n'avait presque rien
On écoutait le fleuve répondre à nos frissons
Nos corps dans l'herbe folle bercés par l'horizon
Ô Jenny, Jenny ne vas pas si loin
Ô Jenny, Jenny tu vas toujours trop loin
Je ne suis pas tranquille quand tu t'en vas au loin
Ô Jenny, Jenny tu vas toujours trop loin
Les soldats sont venus, en nombre et en fusils
Carapaces uniformes et mauvais rires aussi
Ils ont fait une frontière du fleuve de notre enfance
Tourbillons militaires et bordel en cadence
Ô Jenny, Jenny ne vas pas si loin
Ô Jenny, Jenny ne vas pas trop loin
Ils sont sur l'autre rives, les milices et les chiens
Sentinelles en dérive et braillards assassins
Je ne suis pas tranquille quand tu flanes en silence
Mon amour d'innocence à portée de leurs mains
Les coquelicots si rouges se confondent en ton sang
Regarde tes cheveux bougent
A moins que ce ne soit
Le vent...
Jenny, Jenny
Hay noches de verano
Tan dulces, tan rojas, tan tiernas
Donde las luces del cielo
Parecían entendernos todo
Podrían hacernos creer
Que nunca moriremos
Podrían hacernos creer
Que nunca moriremos
¿Recuerdas esos domingos que parecían interminables?
En nuestras camisas blancas apenas teníamos nada
Escuchábamos al río responder a nuestros escalofríos
Nuestros cuerpos en la hierba alta meciéndose por el horizonte
Oh Jenny, Jenny, no te vayas tan lejos
Oh Jenny, Jenny, siempre te vas demasiado lejos
No estoy tranquilo cuando te alejas
Oh Jenny, Jenny, siempre te vas demasiado lejos
Los soldados vinieron, en número y armados
Con uniformes y risas malvadas también
Convirtieron el río de nuestra infancia en una frontera
Remolinos militares y desorden al compás
Oh Jenny, Jenny, no te vayas tan lejos
Oh Jenny, Jenny, no vayas demasiado lejos
Están al otro lado, las milicias y los perros
Centinelas a la deriva y asesinos gritones
No estoy tranquilo cuando deambulas en silencio
Mi amor inocente al alcance de sus manos
Las amapolas tan rojas se confunden con tu sangre
Mira cómo se mueven tus cabellos
A menos que sea
El viento...