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Caleidoscopio

Drôle de Sire

Kaléïthéoscope

J'ai croisé l'autre jour - l'imaginaire dérange -
Un petit prince étrange, étrange
Il avait dans ses yeux des airs de désert
Des airs de silence et ses mots étaient rares
Des airs de cithares et ses mots étaient denses
De ses yeux pleins de dunes, il cherchait sans rancune
Et mort depuis longtemps, un soleil
Il filait les étoiles, et retissait le ciel
Semblait parler à Dieu, c'était peut-être un rêve
Semblait parler à Dieu, c'était peut-être un rêve

J'ai croisé l'autre jour - l'imaginaire enrage -
Un homme sans visage, sans visage
Quelques mots à genoux écorchaient l'écriture
De sa désespérance, d'un carton en prière
D'un carton pour se taire, le monde s'en balance
De ses yeux pleins de rien, il ravalait sans faim
Sa mort, cet imminent point final
Il pissait sur le ciel dans le quartier des Halles
Et pleurait sur un Dieu qui n'existe qu'en rêve
Et pleurait sur un Dieu qui n'existe qu'en rêve

J'ai croisé l'autre jour - l'imaginaire féconde -
Un homme comme tout le monde, tout le monde
Il avait simplement les pieds un peu usés
Il ne regrettait rien de ses trente ans de route
De ces grands temps de doute remis aux lendemains
Les yeux pleins des poussières et des chemins d'hier
Il aimait paresser au soleil
Il filait son étoile sans questionner le ciel
Et pourtant priait Dieu de n'être pas un rêve
Et pourtant priait Dieu de n'être pas un rêve

Caleidoscopio

Me crucé el otro día - la imaginación perturba -
Un pequeño príncipe extraño, extraño
Tenía en sus ojos aires de desierto
Aires de silencio y sus palabras eran escasas
Aires de cítaras y sus palabras eran densas
Con sus ojos llenos de dunas, buscaba sin rencor
Y muerto desde hace mucho tiempo, un sol
Hilaba las estrellas, y volvía a tejer el cielo
Parecía hablar con Dios, tal vez era un sueño
Parecía hablar con Dios, tal vez era un sueño

Me crucé el otro día - la imaginación enfurece -
Un hombre sin rostro, sin rostro
Algunas palabras de rodillas desgarraban la escritura
De su desesperación, de un cartón en oración
De un cartón para callar, al mundo le importa un bledo
Con sus ojos llenos de nada, tragaba sin hambre
Su muerte, ese inminente punto final
Orinaba en el cielo en el barrio de Les Halles
Y lloraba por un Dios que solo existe en sueños
Y lloraba por un Dios que solo existe en sueños

Me crucé el otro día - la imaginación fecunda -
Un hombre como cualquier otro, como cualquier otro
Simplemente tenía los pies un poco gastados
No se arrepentía de sus treinta años de camino
De esos grandes tiempos de duda dejados para mañana
Los ojos llenos de polvo y de caminos de ayer
Le gustaba holgazanear al sol
Seguía su estrella sin cuestionar al cielo
Y sin embargo rezaba a Dios para no ser un sueño
Y sin embargo rezaba a Dios para no ser un sueño

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