Le chemin des forains
Ils ont troué la nuit
D'un éclair de paillettes d'argent
Ils vont tuer l'ennui
Pour un soir dans la tête des gens
A danser sur un fil, à marcher sur les mains
Ils vont faire des tours à se briser les reins
Les forains…
Une musique en plein vent
Un petit singe savant
Qui croque une noisette en rêvant
Sur l'épaule d'un vieux musicien
Qui lui, ne rêve de rien.
Ils ont troué la nuit
D'un grand rire entremêlé de pleurs
Ils ont tué l'ennui
Par l'écho de leur propre douleur
Ils ont pris la monnaie dans le creux de leurs mains
Ils ont plié bagages et repris leur chemin
Les forains…
Leurs gestes d'enfants joyeux
Et leurs habits merveilleux
Pour toujours sont gravés dans les yeux
Des badauds d'un village endormi
Qui va rêver cette nuit
Va rêver cette nuit
D'un éclair de paillettes d'argent
Qui vient tuer l'ennui
Dans le coeur et la tête des gens
Mais l'ombre se referme au détour du chemin
Et Dieu seul peut savoir où ils seront demain
Les forains…
Qui s'en vont dans la nuit…
El camino de los feriantes
Han perforado la noche
Con destellos de lentejuelas plateadas
Van a matar el aburrimiento
Por una noche en la mente de la gente
Bailando en un alambre, caminando de manos
Van a hacer trucos que les romperán la espalda
Los feriantes...
Una música al viento
Un pequeño mono sabio
Que come una avellana soñando
En el hombro de un viejo músico
Que no sueña con nada.
Han perforado la noche
Con una gran risa entrelazada con lágrimas
Han matado el aburrimiento
Con el eco de su propio dolor
Han tomado el dinero en la palma de sus manos
Han recogido sus cosas y han retomado su camino
Los feriantes...
Sus gestos de niños felices
Y sus maravillosos trajes
Para siempre están grabados en los ojos
De los curiosos de un pueblo dormido
Que van a soñar esta noche
Van a soñar esta noche
Con destellos de lentejuelas plateadas
Que vienen a matar el aburrimiento
En el corazón y la mente de la gente
Pero la sombra se cierra en el recodo del camino
Y solo Dios sabe dónde estarán mañana
Los feriantes...
Que se van en la noche...
Escrita por: Henri Sauguet / Jean Dréjac