Samba da Lua
Suaves silvas pérolas
Pétalas de luas suspiram, devoram
E namoram o mar
Cores que nem me lembro
A raiz da terra que é gota que vibra no ar
Astuta, reluta, mas escorre
Pelos olhos negros
Farfalham as árvores
Contra o vento
Onde flores dançam
Sobre nós um riacho farto
Cores que nem me lembro
Correndo no ar
Aqui estão
Os cílios de nossas matas
Derrubados pela gana
Aqui caem as nossas casas
Lá se vão, as asas
Dos filhos de nossas matas em cinzas no ar
Vidas secas, vidas severinas
Trotando e trocando vida por morte
Como, irmãos de alma
Sem sorte
Chore querido, chore
Querida, seja forte ao ver acabar
Dos céus caem as torrentes
Como fluxo de mulher crescente
Poças d’água feito espelhos
Tremulam na estrada
Sinta o cheiro de terra molhada
Da raiz da terra, é a gota d’água
Que vibra como nota aguda no ar
Samba de la Lune
Douces forêts perles
Pétales de lune soupirent, dévorent
Et flir tent avec la mer
Des couleurs dont je ne me souviens même pas
La racine de la terre qui est goutte vibrant dans l'air
Rusée, elle résiste, mais s'écoule
Par les yeux noirs
Les arbres bruissent
Contre le vent
Où les fleurs dansent
Au-dessus de nous un ruisseau abondant
Des couleurs dont je ne me souviens même pas
Courant dans l'air
Voici
Les cils de nos forêts
Abattus par la soif
Ici tombent nos maisons
Là s'envolent, les ailes
Des enfants de nos forêts en cendres dans l'air
Vies sèches, vies sévères
Trottinant et échangeant vie contre mort
Comme, frères d'âme
Sans chance
Pleure mon cher, pleure
Ma chère, sois forte en voyant la fin
Des cieux tombent les torrents
Comme le flux d'une femme en pleine croissance
Des flaques d'eau comme des miroirs
Tremblent sur la route
Sentez l'odeur de la terre mouillée
De la racine de la terre, c'est la goutte d'eau
Qui vibre comme une note aiguë dans l'air
Escrita por: Lua Valentia