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Refugio 56

Ejectés

Abris 56

Je vis sous l'abri cinquante six,
De la ligne de bus huit cent quatre vingt dix,
Tout pres du parc de la gare de transit,
Voila bientôt deux ans que j'y habite.
Le jour, je regarde le balai des taxis,
Le soir venu, celui des travestis.
Autour de l'abri de bus cinquante six,
Il y a de la vie de jours comme de nuit.

J'ai trouvé en ce bas monde,
J'ai trouvé, j'ai trouvé mon oasis,
J'ai trouvé en ce bas monde,
L'ai trouvé sous l'abri cinquante six.

J'ai laissé femme et tourments,
Ou bien c'était peut-etre eux,
Il y a tellement longtemps,
Dans cet hiver rigoureux,
Abandonné comme un chien,
Qui n'amuse plus les enfants,
Délaissé par les miens,
Sur un autoroute blanc.
Maintenant le blanc je le bois,
Jusqu'a ce qu'il n'en reste pas.
Bouteille de verre pour bouteille de chair,
Maintenant le blanc est en moi.
Et n'en partira pas,
Bouteille de verre contre bouteille de ...

Tous les six mois ils viennent me chercher,
Les gentils gens de la brigade cent six.
Un camion banc m'emmenent a leur foyer,
lIs me passent au Karcher, me lavent mes tennis.
Ils me ramenent le lundi matin,
Un slip tout neuf et le ventre plein,
Barbe et cheveux coupés, pull et chaussures lavés,
Je réintegre régulierement mes quartiers.

Refugio 56

Vivo bajo el refugio cincuenta y seis,
De la línea de autobús ochocientos noventa,
Justo cerca del parque de la estación de tránsito,
Ya casi dos años que vivo aquí.
Durante el día, veo pasar los taxis,
Al caer la noche, los travestis.
Alrededor del refugio del autobús cincuenta y seis,
Hay vida tanto de día como de noche.

En este mundo terrenal encontré,
Encontré, encontré mi oasis,
En este mundo terrenal encontré,
Lo encontré bajo el refugio cincuenta y seis.

Dejé a mi mujer y tormentos,
O tal vez fueron ellos quienes me dejaron,
Hace tanto tiempo ya,
En este invierno riguroso,
Abandonado como un perro,
Que ya no divierte a los niños,
Abandonado por los míos,
En una autopista blanca.
Ahora el blanco lo bebo,
Hasta que no quede nada.
Botella de vidrio por botella de carne,
Ahora el blanco está en mí.
Y no se irá,
Botella de vidrio contra botella de...

Cada seis meses vienen por mí,
Los amables de la brigada ciento seis.
Un camión blanco me lleva a su hogar,
Me pasan el Karcher, lavan mis tenis.
Me devuelven el lunes por la mañana,
Con una nueva ropa interior y el estómago lleno,
Barba y cabello cortados, suéter y zapatos lavados,
Reintegro regularmente mis cuarteles.

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