Les Chansons Cachées Dans le Vent
Le vent passait sur les quais
Dans les lumières de février
Les vieux cafés du quartier
Fermaient leurs volets mouillés
Les affiches contre les murs
Respiraient l'air froid et obscur
Et les fenêtres du port
Brillaient doucement dehors
Le vieil accordéon du soir
Montait lentement dans le noir
Pendant que les lampes pâles
Tremblaient sur les rues calmes
Les chansons cachées dans le vent
Résonnent encore doucement
Comme une lumière fragile
Dans les saisons immobiles
Les chansons cachées dans le vent
Glissent encore dans le temps
Et les fumées du matin
Gardent la chaleur des mains
Ta silhouette au col de laine
Passait sous les rues anciennes
Les journaux laissés sur bois
Dormaient près du vieux sofa
Un marin sifflait très bas
Sous les néons du cinéma
Et les trains moués du boulevard
Traînaient leurs reflets dans le noir
L'horloge avançait sans bruit
Vers les dernières heures de pluie
Mais les reflets sur les pavés
Brillaient encore sous les cafés
Les chansons cachées dans le vent
Traversent encore le temps
Comme un vertige magnifique
Sous les enseignes mélancoliques
Les chansons cachées dans le vent
Habitent les soirs tremblants
Et les rideaux du matin
Gardent le parfum du jasmin
Une photo contre un livre
Quelques roses dans le vide
Le parfum discret du départ
Et les lumières du boulevard
Les chansons cachées dans le vent
Descendent encore doucement
Quand les premiers métros gris
Traversent les rues de pluie
Les chansons cachées dans le vent
Restent vivantes dans mon cœur
Et je retrouve ton sourire
Dans les couleurs du souvenir
Las Canciones Escondidas en el Viento
El viento pasaba por los muelles
Bajo las luces de febrero
Los viejos cafés del barrio
Cerraban sus persianas mojadas
Los carteles contra las paredes
Respiraban el aire frío y oscuro
Y las ventanas del puerto
Brillaban suavemente afuera
El viejo acordeón de la noche
Subía lentamente en la oscuridad
Mientras las lámparas pálidas
Temblaban en las calles tranquilas
Las canciones escondidas en el viento
Resuenan aún suavemente
Como una luz frágil
En las estaciones inmóviles
Las canciones escondidas en el viento
Se deslizan aún en el tiempo
Y los humos de la mañana
Guardan el calor de las manos
Tu silueta con el cuello de lana
Pasaba por las calles antiguas
Los periódicos dejados sobre la madera
Dormían cerca del viejo sofá
Un marinero silbaba muy bajo
Bajo los neones del cine
Y los trenes lentos del boulevard
Arrastraban sus reflejos en la oscuridad
El reloj avanzaba sin ruido
Hacia las últimas horas de lluvia
Pero los reflejos sobre los adoquines
Brillaban aún bajo los cafés
Las canciones escondidas en el viento
Cruzan aún el tiempo
Como un vértigo magnífico
Bajo los letreros melancólicos
Las canciones escondidas en el viento
Habitan las noches temblorosas
Y las cortinas de la mañana
Guardan el perfume del jazmín
Una foto contra un libro
Algunas rosas en el vacío
El perfume discreto de la partida
Y las luces del boulevard
Las canciones escondidas en el viento
Bajan aún suavemente
Cuando los primeros metros grises
Cruzan las calles de lluvia
Las canciones escondidas en el viento
Siguen vivas en mi corazón
Y encuentro tu sonrisa
En los colores del recuerdo