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Los Silencios de la Habitación Amarilla

Élise Noiret

LSilences de la Chambre Jaunees

Les rideaux flottaient sans bruit
Dans la lumière de minuit
Les murs peints couleur saffran
Gardaient les rêves du printemps

Les livres ouverts sur le sol
Dormaient près du vieux fauteuil
Et les fenêtres sous la pluie
Brillaient doucement dans la nuit

Le vieux tourne-disque en bois
Montait doucement vers toi
Pendant que les lampes rondes
Éclairaient les secondes longues

Les silences de la chambre jaune
Restent encore quand tu t'éloignes
Comme une lumière fragile
Dans les saisons immobiles

Les silences de la chambre jaune
Glissent encore sur les choses
Et les rideaux du matin
Gardent la chaleur des mains

Ta silhouette au pull léger
Passait près des escaliers
Les lettres laissées sur le lit
Dormaient près du parapluie gris

Une chanson venue d'en bas
Montait du café d'autrefois
Et les tramways du boulevard
Traînaient leurs reflets dans le noir

L'horloge avançait lentement
Vers le silence du temps
Mais les halos sur le miroir
Brillaient encore dans le soir

Les silences de la chambre jaune
Traversent encore l'automne
Comme un vertige magnifique
Sous les lumières mélancoliques

Les silences de la chambre jaune
Habitent les nuits monotones
Et les fenêtres du matin
Gardent le parfum du jasmin

Une photo contre un livre
Quelques fleurs dans le vide
Le parfum discret du départ
Et les lumières du couloir

Les silences de la chambre jaune
Descendent encore sur les choses
Quand les premiers métros gris
Traversent les rues de pluie

Les silences de la chambre jaune
Restent vivants dans mon cœur
Et je retrouve ton sourire
Dans les couleurs du souvenir

Los Silencios de la Habitación Amarilla

Las cortinas flotaban en silencio
Bajo la luz de la medianoche
Las paredes pintadas de azafrán
Guardaban los sueños de la primavera

Los libros abiertos en el suelo
Dormían cerca del viejo sillón
Y las ventanas bajo la lluvia
Brillaban suavemente en la noche

El viejo tocadiscos de madera
Subía suavemente hacia ti
Mientras las lámparas redondas
Iluminaban los segundos largos

Los silencios de la habitación amarilla
Aún quedan cuando te alejas
Como una luz frágil
En las estaciones inmóviles

Los silencios de la habitación amarilla
Deslizan aún sobre las cosas
Y las cortinas de la mañana
Guardan el calor de las manos

Tu silueta con suéter ligero
Pasaba cerca de las escaleras
Las cartas dejadas en la cama
Dormían junto al paraguas gris

Una canción que venía de abajo
Subía del café de antaño
Y los tranvías del bulevar
Arrastraban sus reflejos en la oscuridad

El reloj avanzaba lentamente
Hacia el silencio del tiempo
Pero los halos en el espejo
Brillaban aún en la noche

Los silencios de la habitación amarilla
Cruzan aún el otoño
Como un vértigo magnífico
Bajo las luces melancólicas

Los silencios de la habitación amarilla
Habitan las noches monótonas
Y las ventanas de la mañana
Guardan el perfume del jazmín

Una foto contra un libro
Algunas flores en el vacío
El perfume discreto de la partida
Y las luces del pasillo

Los silencios de la habitación amarilla
Descienden aún sobre las cosas
Cuando los primeros metros grises
Cruzan las calles de lluvia

Los silencios de la habitación amarilla
Siguen vivos en mi corazón
Y encuentro tu sonrisa
En los colores del recuerdo