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Invertido

Emily Loizeau

Renversé

Le compte à rebours a commencé
Le monde est comme un sablier
Sur le point de se retourner
Est-ce qu'on retombera sur nos pieds?

Du puits où il est enfermé
Quelqu'un dit rendez-nous la beauté
Avec lui, on guette la lumière
La douce, pas celle de l'Enfer

Regarde cet enfant sans mémoire
Devant lui, se tient un miroir
Son reflet dedans est noir

Tu ne sais plus dire si tu dors
Ta vie est devenue un décor
Que tu laisses comme on offre son corps
Pour quelques billets, et encore

Mais, c'est toi qui portes le drapeau
Regarde-le, comme il est beau
Là, tout en tête du cortège
Ton enfant qui se soulève

Tu portes pour lui la mémoire
Du temps où les oiseaux chantaient le soir
Relève-toi, c'est la tempête, ouh

Ici, nous clamons populaire
La voix de cette Terre mère
Qui nous regardera passer
À peine le temps d'un baiser

Elle parle, il faut juste se pencher
Percer l'asphalte, le béton armé
Et renverser la pyramide
Et mettre la base en premier

Et renverser la pyramide
Et mettre la base en premier

Invertido

El conteo regresivo ha comenzado
El mundo es como un reloj de arena
A punto de volcarse
¿Volveremos a caer de pie?

Del pozo donde está encerrado
Alguien dice devuélvanos la belleza
Con él, vigilamos la luz
La dulce, no la del Infierno

Mira a este niño sin memoria
Frente a él, hay un espejo
Su reflejo adentro es negro

Ya no sabes si estás dormido
Tu vida se ha vuelto un decorado
Que dejas como se ofrece el cuerpo
Por unos billetes, y aún así

Pero, eres tú quien lleva la bandera
Míralo, qué hermoso se ve
Ahí, al frente de la marcha
Tu niño que se levanta

Llevas por él la memoria
Del tiempo en que los pájaros cantaban al atardecer
Levántate, es la tormenta, oh

Aquí, clamamos popular
La voz de esta Tierra madre
Que nos verá pasar
Apenas el tiempo de un beso

Ella habla, solo hay que inclinarse
Perforar el asfalto, el concreto armado
Y volcar la pirámide
Y poner la base primero

Y volcar la pirámide
Y poner la base primero

Escrita por: Emily Loizeau, Sacha Toorop, Sébastien Bureau, Csaba Palotai, Boris Boublil