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La Filocopia en el Babero

Eradykate

La Philocoprie Dans le Bavoir

Ois-moi, toi qui crois avoir tout ouï
En matière de déviance et de vice,
J'aurais à conter à ton cœur marri
L'effet que me font la merde et la pisse.
Très cher confident, c'est ma passion,
Mon péché mignon que je te confesse ;
J'aime le coulis coulant du côlon,
Le sirop d'anus, la liqueur de fesse !

J'appréciais bien, tout petit déjà,
De jouer au lit avec mon caca ;
Avec fort grands ris, je souillais ma couche,
M'emmerdais gaiement jusque dans la bouche !
Père s'écriait : -Mais quel animal !
Il s'est aspergé de son jus fécal !
Et Mère pleurait sur l'heur misérable
D'avoir enfanté cet être exécrable !

Conchié de toutes parts, empli de désespoir,
Je connu bien trop tôt la parentale haine ;
Je n'eus plus que le pot pour soulager ma gêne,
Et pour verser mes pleurs qu'un vulgaire urinoir !

J'attendais tout le jour la superbe vidange
Du tube fabuleux qui lâche l'ambre gris,
Pour prouver sans vergogne aux parents ébahis
Que la pisse se boit et la merde se mange !
On n'est pas sérieux quand on n'a que trois ans !
Je m'expliquais alors en ces termes poignants :
« Qu'est-ce donc qu'un étron ? C'est l'âme qui se donne !
C'est un enfant qui pleure et que l'on abandonne !
Un tourbillon furieux l'emporte aux noirs égouts
Quand ce n'est le broyeur qui lâche son courroux !
Mais moi, je m'émerveille, en ma candeur champêtre,
De me voir accoucher sans m'être en rien fait mettre ! »

Mais un beau jour tout s'arrangea.
J'avais, comme à mon habitude,
Couvert les murs de mon caca .
Ma mère, avec sollicitude,
Nettoyait. Mais me croira-t-on ?
Je la vis goûter mon étron !
Puis s'exclamer d'un air sagace :
« Ah ! sots que nous avons été
De déclarer 'c'est dégueulasse'
Avant même d'avoir goûté ! »

Mon père, étonné par cette harangue,
Tendit sur le champ le bout de sa langue ;
Un morceau de choix vint s'y déposer,
Puis un autre encor, puis l'étron entier !
Tout couverts de merde, allaient-ils me battre,
L'odieux darron, l'affreuse marâtre ?
Non, car Papa dit: « C'est un vrai régal !
Quel goût délicieux, quel met magistral ! »
Et depuis Maman sert toujours à table
Du caca bien fait, frais et délectable !

La Filocopia en el Babero

Oyeme, tú que crees haber escuchado todo
En cuanto a desviación y vicio,
Tendría que contar a tu corazón afligido
El efecto que me causan la mierda y la orina.
Querido confidente, es mi pasión,
Mi pequeño pecado que te confieso;
¡Me encanta el flujo del colon,
El jarabe de ano, el licor de nalgas!

Disfrutaba mucho, desde pequeño,
De jugar en la cama con mi caca;
Con grandes risas, ensuciaba mi pañal,
¡Me divertía hasta en la boca!
Papá exclamaba: -¡Pero qué animal!
¡Se ha rociado con su propio jugo fecal!
Y Mamá lloraba por la desdicha
De haber engendrado a este ser execrable!

Despreciado por todos lados, lleno de desesperación,
Conocí demasiado pronto el odio parental;
Solo tenía el orinal para aliviar mi molestia,
Y un vulgar orinal para derramar mis lágrimas!

Esperaba todo el día el espléndido vaciado
Del tubo fabuloso que libera el ámbar gris,
Para demostrar sin vergüenza a los padres asombrados
Que la orina se bebe y la mierda se come!
¡No se es serio cuando solo se tienen tres años!
Entonces me explicaba con estas palabras conmovedoras:
'¿Qué es un excremento? ¡Es el alma que se entrega!
¡Es un niño que llora y al que se abandona!
Un torbellino furioso lo lleva a los oscuros desagües
¡Cuando no es el triturador que libera su furia!
Pero yo, me maravillo, en mi inocencia campestre,
¡De verme dar a luz sin que me hayan puesto nada!'

Pero un hermoso día todo se arregló.
Había, como de costumbre,
Cubierto las paredes con mi caca.
Mi madre, con solicitud,
Limpiaba. ¿Pero me creerán?
¡La vi probar mi excremento!
Luego exclamó con aire sagaz:
'¡Ah! ¡Tontos que hemos sido
Al declarar 'es asqueroso'
¡Antes siquiera de probarlo!'

Mi padre, sorprendido por este discurso,
Extendió de inmediato la punta de su lengua;
Un trozo selecto se depositó en ella,
Luego otro más, ¡y luego el excremento entero!
Todo cubierto de mierda, ¿iban a golpearme,
El odioso padre, la horrible madrastra?
No, porque Papá dijo: '¡Es un verdadero manjar!
¡Qué sabor delicioso, qué plato magistral!'
Y desde entonces Mamá siempre sirve en la mesa
Caca bien hecha, fresca y deliciosa!

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