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Última Reverencia

Eros Necropsique

Ultime Révérence

Peu m'importe le sort que vous réserverez
A cet amas de chair, de glaires et de sang.
Que la puanteur aigre, que le fumet puissant,
Vous rappelle l'âme hideuse qu'alors vous pleurerez.

Dites-vous bonnes gens que c'est sur votre sort
Que vous versez ces larmes, et non sur celui qui,
Vivant, ne proclamait que son désir de mort,
Qui vous faisait sourire, par dédain ou mépris.

Je vous dis : " à jamais ! ", et tire ma révérence.
Mon cadavre aujourd'hui est trop lourd à traîner.
Fruit du hasard du jeu des jets de la semence,
Ma souffrance est issue du malheur d'être né.

Quand vous lirez ces lignes, ce " je " sera détruit ,
Sujet spectral glissant sur un mode passé ;
Locuteur clairvoyant devenu un autrui
Grammatical absent du réel de pensée.

" pense à nous : ne meurs pas. souffre mais sois vivant ! " :
Cette prière immonde, je ne puis exaucer,
Car du christ, l'étoffe, je suis las d'endosser,
Et veux fuir le combat de vos moulins à vent .

Mais il est temps, messieurs, pour moi de faire silence.
Les rails vibrants chantent le chaos libératoire.
Face à mon corps tendu, les yeux luisants s'avancent.
Voici l'ultime étreinte, je vous souhaite bonsoir...

Última Reverencia

Poco me importa el destino que me reservarán
A este montón de carne, mocos y sangre.
Que el hedor agrio, que el aroma potente,
Les recuerde el alma horrenda que entonces llorarán.

Digan, buena gente, que es sobre su destino
Que derraman estas lágrimas, y no sobre aquel que,
Viviendo, solo proclamaba su deseo de muerte,
Que les hacía sonreír, por desdén o desprecio.

Les digo: '¡para siempre!', y hago mi reverencia.
Mi cadáver hoy es demasiado pesado de arrastrar.
Fruto del azar del juego de los dados del semen,
Mi sufrimiento proviene de la desgracia de haber nacido.

Cuando lean estas líneas, este 'yo' estará destruido,
Sujeto espectral deslizándose en un tiempo pasado;
Hablante perspicaz convertido en otro
Gramatical ausente de la realidad del pensamiento.

'Piensa en nosotros: ¡no mueras, sufre pero sigue vivo!':
Esta oración inmunda, no puedo cumplir,
Pues del Cristo, la tela, estoy cansado de llevar,
Y quiero huir del combate de sus molinos de viento.

Pero es hora, caballeros, de hacer silencio.
Los rieles vibrantes cantan el caos liberador.
Frente a mi cuerpo tenso, los ojos brillantes avanzan.
Aquí está el último abrazo, les deseo buenas noches...

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