395px

El Llamado de Dionisio

Eros Necropsique

L'Appel De Dionysos

Semblable à la divine charogne de Baudelaire
Dont la vie n'est qu'un souffle de larves gluantes,
La grande cité nourrit en ses entrailles fumantes
Les enfants parasites qui animent sa chair.

Au milieu de la ville le peuple se trémousse,
Enivré par l'appel d'une nature reniée.
Dans les coins dérobés, haletant l'on se trousse :
Les effluves dionysiaques nous poussent à communier.

La candeur virginale s'évanouit en silence
Sous la poussée puissante des vits turgescents.
Le règne est annoncé des tissus tumescents.
Plantés - Ô mâts glorieux ! - dans des puits d'innocence.

La sueur est un nectar que l'on boit aux aisselles
Et le sang un joyau du cycle féminin
Que l'on lape en tremblant au bénitier païen
Dont le fumet sauvage de l'urine ensorcelle.
Mais c'est aux excréments qu'il nous faut rendre honneur :
" Dégustez donc ma mie cet étron merveilleux. "
Et la tendre compagne se noie dans le bonheur :
La transsubstantiation lui a offert son dieu.

La ville est devenue une alcôve gigantesque
Où les chairs détrempées embouchent les phallus,
Ouvrant le carnaval d'un rite cannibalesque
Où le poison vénal rend hommage à Vénus.

Mais au petit matin la grande orgie s'achève
Et la honte s'installe - ce doit être un secret -
Le rose aux joues les femmes, dans un geste discret,
Essuient du bout des doigts les coulures de la sève...

El Llamado de Dionisio

Similar a la divina carroña de Baudelaire
Cuya vida es solo un aliento de larvas pegajosas,
La gran ciudad alimenta en sus entrañas humeantes
A los niños parásitos que animan su carne.

En medio de la ciudad la gente se contonea,
Embriagada por el llamado de una naturaleza renegada.
En los rincones ocultos, jadeando nos desvestimos:
Los efluvios dionisíacos nos empujan a comulgar.

La pureza virginal se desvanece en silencio
Bajo la poderosa presión de los miembros erectos.
Se anuncia el reinado de los tejidos hinchados.
Plantados - ¡Oh mástiles gloriosos! - en pozos de inocencia.

El sudor es un néctar que bebemos de las axilas
Y la sangre una joya del ciclo femenino
Que lamemos temblando en la pila pagana
Cuyo aroma salvaje de orina embruja.
Pero es a los excrementos a quienes debemos honrar:
'Prueba entonces, mi amor, esta maravillosa hez.'
Y la tierna compañera se sumerge en la felicidad:
La transubstanciación le ha ofrecido su dios.

La ciudad se ha convertido en un alcoba gigantesca
Donde las carnes empapadas reciben los falos,
Abriendo el carnaval de un rito caníbal
Donde el venenoso tributo rinde homenaje a Venus.

Pero en la madrugada la gran orgía termina
Y la vergüenza se instala - debe ser un secreto -
Con rubor en las mejillas, las mujeres, en gesto discreto,
Limpian con los dedos las manchas de la semilla...

Escrita por: