Communion
Que défaillent tous ceux
Qui ne pourront point ouïr
Ces paroles de sagesse
De l'Eros Necropsique.
Qu'ils périssent par le feu,
Ceux qui refusent de jouir
Et répandent dans leurs messes
Leurs sermons oniriques.
Qu'ils viennent avec leurs croix
Et toute leur fantaisie
Combattre la chaleur
Qui gonfle nos poitrines.
Le blasphème est un choix,
Nous prônons l'hérésie
Et clamons le bonheur
Du sacrilège intime.
Nous nous faisons porteurs
De la nouvelle parole.
Avancez mes amis
Dans ce temple hédoniste.
Ici aucun saigneur
Ne quémande son obole,
Ni ne condamne le fruit
Des pratiques onanistes.
Les dévots et leurs prêtres
Se mettent à genoux
Et s'en vont dévorer
De leur dieu son enfant.
Ici sans aucun maître
Nous nous donnons à vous
et vous disons : " Goûtez,
Ceci est notre sang ! "
A Marie je préfère
La jolie Messaline,
Je bois à son calice
Le flot de la passion.
Je dévore sa chair,
Ruisselante de cyprine,
Savourant les délices
De la menstruation
Assassinons ce soir
Le grand inquisiteur
Qui au nom de l'amour
Tua les marginaux.
Ne perdons pas espoir,
L'homme en blanc aura peur.
Que subisse le vautour
La colère des corbeaux !
Si nous sortons vaincus
Nous irons nous terrer
Et dormirons cent ans
Couchés dans nos cercueils ;
Attendant la venue
De nouveaux messagers
Qui offriront leur sang
Drapés de vieux linceuls.
Comunión
Que fallen todos aquellos
Que no puedan escuchar
Estas palabras de sabiduría
Del Eros Necrópsico.
Que perezcan en el fuego,
Aquellos que se niegan a disfrutar
Y esparcen en sus misas
Sus sermones oníricos.
Que vengan con sus cruces
Y toda su fantasía
A luchar contra el calor
Que hincha nuestros pechos.
La blasfemia es una elección,
Abogamos por la herejía
Y proclamamos la felicidad
Del sacrilegio íntimo.
Nos convertimos en portadores
De la nueva palabra.
Avancen mis amigos
En este templo hedonista.
Aquí ningún señor
Pide su limosna,
Ni condena el fruto
De las prácticas onanistas.
Los devotos y sus sacerdotes
Se arrodillan
Y van a devorar
A su dios y su hijo.
Aquí sin ningún amo
Nos entregamos a ustedes
Y les decimos: '¡Prueben,
Esto es nuestra sangre!'
A María prefiero
A la hermosa Messalina,
Bebo de su cáliz
El flujo de la pasión.
Devoro su carne,
Goteando de flujo vaginal,
Saboreando las delicias
De la menstruación.
Asesinemos esta noche
Al gran inquisidor
Que en nombre del amor
Mató a los marginados.
No perdamos la esperanza,
El hombre de blanco tendrá miedo.
Que el buitre sufra
La ira de los cuervos.
Si salimos derrotados
Iremos a escondernos
Y dormiremos cien años
Acostados en nuestros ataúdes;
Esperando la llegada
De nuevos mensajeros
Que ofrecerán su sangre
Envueltos en viejos sudarios.