Délirium De L'être Seul
Le bruit sourd de mes pas
Hante la pièce vide ;
Je marche lentement
Dans la demi - pénombre.
Je suis seul ici - bas,
Enfermé, cloisonné,
N'ayant personne à qui,
Confier mes états d'être ;
La solitude aiguë
Me rend à demi fou,
M'exile dans un monde
Où règne le chaos.
Je pénètre en mon âme,
Quand la névrose affleure,
Et arrose la fleur
De la noire harmonie
Qui siège en mon cerveau,
Qui règne dans mon crâne,
Qui tire sa beauté
Du néant de mon être.
Me voici suspendu
Au - dessus de l'abîme,
Accroché à la rose,
Les mains ensanglantées.
Un pétale se fane,
Bientôt suivi d'un autre,
Et la rose se meurt ;
Je suis précipité
Dans le gouffre sans fond
A la noirceur d'ébène,
Dont les parois de chair
Palpitent autour de moi.
Je tombe et tombe encore,
Goulûment aspiré,
Caressé et léché,
Par ce boyau vivant.
Soudain je suis stoppé,
le boyau se resserre,
Doucement me comprime,
Me broie et me disloque.
Le sphincter se relâche
Et me pousse au dehors,
M'expulse, me défèque
Dans la réalité.
Un hurlement d'horreur
Jaillit de mes entrailles ;
Je contracte mon corps,
Ecarquille les yeux .
Je suis à nouveau seul,
Dans la pièce exiguë,
Toujours un peu plus seul,
Toujours un peu plus fou.
Je suis à nouveau seul,
Dans la pièce exiguë,
Je suis à nouveau seul,
Je suis à nouveau seul ...
[Olivier : Vocals, Keybords]
[Cof : Bass]
Delirio del Ser Solitario
El sonido sordo de mis pasos
Atormenta la habitación vacía;
Camino lentamente
En la penumbra.
Estoy solo aquí abajo,
Encerrado, aislado,
Sin nadie a quien
Confesar mis estados de ser;
La aguda soledad
Me vuelve medio loco,
Me exilia en un mundo
Donde reina el caos.
Penetro en mi alma,
Cuando la neurosis aflora,
Y riego la flor
De la negra armonía
Que reside en mi cerebro,
Que reina en mi cráneo,
Que saca su belleza
Del vacío de mi ser.
Aquí estoy suspendido
Sobre el abismo,
Aferrado a la rosa,
Las manos ensangrentadas.
Un pétalo se marchita,
Pronto seguido por otro,
Y la rosa muere;
Soy precipitado
En el abismo sin fondo
Con la oscuridad de ébano,
Cuyas paredes de carne
Palpitan a mi alrededor.
Caigo y sigo cayendo,
Ávidamente aspirado,
Acariciado y lamido,
Por este conducto viviente.
De repente soy detenido,
el conducto se estrecha,
Suavemente me comprime,
Me tritura y me desarticula.
El esfínter se relaja
Y me empuja afuera,
Me expulsa, me defeca
En la realidad.
Un grito de horror
Brota de mis entrañas;
Contraigo mi cuerpo,
Abro los ojos.
Estoy solo de nuevo,
En la estrecha habitación,
Siempre un poco más solo,
Siempre un poco más loco.
Estoy solo de nuevo,
En la estrecha habitación,
Estoy solo de nuevo,
Estoy solo de nuevo...
[Olivier: Voz, Teclados]
[Cof: Bajo]