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Robo

Eths

Volée

Quelle puissance! Corps sur moi, je m'éloigne
Indécence! Sales, ses mots m'ont déchirées ma langue saigne
Quelle défense? J'oublie mes sens, me conforte dans mes maux

Et mes yeux se souviennent
Il a ouvert les portes
Le roi déshonore sa reine
Les cris de nos deux corps

Nos deux corps, les jambes sont étendues
Une absence! Ma vie s'était suspendue
Sa violence lentement m'efface, me saccage et me pose
L'animal se déchaîne
Mes souvenirs s'en moquent
Je subis l'hôte et sa haine
Les plis de nos deux corps, morts

J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourir
J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourir!

Et mes yeux se souviennent
Et mes yeux se souviennent
Et mes yeux se souviennent
Et mes yeux se souviennent

Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides
Je me tourne une fois, deux fois: Je prend le rythme qu'il m'octroie
Il enfonce de ses mains, il permet la chaleur à l'abîme encore abimée
Il invoque, je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant
Oui, il me vole
L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trève jusqu'au bonheur ultime de son odeur humide sur ma peau
Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche, qu'il entrouvre et qu'il force
Mais l'éphémère te possède
Tu me rend froide, neutre, morte

Robo

¡Qué poder! Cuerpo sobre mí, me alejo
¡Indecencia! Sucio, sus palabras me destrozan, mi lengua sangra
¿Qué defensa? Olvidé mis sentidos, me consuelo en mi dolor

Y mis ojos recuerdan
Él abrió las puertas
El rey deshonra a su reina
Los gritos de nuestros dos cuerpos

Nuestros dos cuerpos, las piernas están extendidas
¡Una ausencia! Mi vida estaba en suspenso
Su violencia me borra lentamente, me destruye y me humilla
El animal está corriendo salvajemente
A mis recuerdos no les importa
Soporto al anfitrión y su odio
Los pliegues de nuestros dos cuerpos, muertos

Intento salir de esto, amarme, sonreír
¡Intento salir de esto, amarme, sonreír!

Y mis ojos recuerdan
Y mis ojos recuerdan
Y mis ojos recuerdan
Y mis ojos recuerdan

Su alegre tendencia ácida me ofrece minutos plácidos
Doy una vuelta, dos vueltas: tomo el ritmo que él me concede
Empuja con sus manos, deja entrar el calor al abismo aún dañado
Él invoca, susurro su muerte tanto como la mía en este momento
Sí, me roba
El amante se entrega a sus sueños y no tiene más respiro hasta la felicidad máxima de su olor húmedo en mi piel
Entonces la espuma de su esfuerzo es bebida por mi boca, que él abre y obliga
Pero lo efímero te posee
Me haces frío, neutral, muerto

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