395px

Amaterasu

Eths

Amaterasu

Elles resteront là,
Au temple d'Ise, les prêtresses impériales
Implorant et pleurantes, que je revienne,
Que je redevienne celle par qui brûle le soleil.

Lasée.
Ils vivront au gré de désirs de l'homme
Qui fait la marée.
Moi, qui viens de l'œil du père,
Ne me fais plus rien voir.
La déesse s'expose...
A en vomir, des flots de supplices et mon propre cœur,
Je te donne le ciel, mon grand précipice...

Me va si bien.

Toi, par qui tout va finir,
Ne sens-tu pa le sang de la sœur se tiédir ?
En silence, je danse enfin dans le noir.
Cette guerre déicide,
Je suis fatiguée, mon frère.
Laisse-moi m'en aller.

Fardeau. Gouffre.
Mangeurs. Racines.
Les jeux d'enfant dieux n'amusent plus.
Reine. Souffre.
Persiennes humide.
Jamais le silence n'a tant plu.

Toi, par qui tout va finir,
N'as-tu pas vu le cou de la sœur se raidir ?
En silence, je danse enfin dans le noir.
Cette guerre déicide,
Je suis fatiguée, mon frère.
Laisse-moi m'en aller.
Mon frère...

Pardonne.
Laisse-moi m'en aller, mon frère.
Laisse-mon mon aller.
Toi, par qui tout va périr,
Ne crois tu pas le cœur de la sœur te punir ?
Pardonne.
Cette guerre déicide,
Je suis fatiguée, mon frère.
Laisse-moi m'en aller.

Amaterasu

Ellas permanecerán allí,
En el templo de Ise, las sacerdotisas imperiales
Implorando y llorando, que regrese,
Que vuelva a ser aquella por quien arde el sol.

Cansada.
Vivirán según los deseos del hombre
Que hace la marea.
Yo, que vengo del ojo del padre,
Ya no veo nada.
La diosa se expone...
A vomitar, torrentes de suplicios y mi propio corazón,
Te doy el cielo, mi gran precipicio...

Me sienta tan bien.

Tú, por quien todo terminará,
¿No sientes la sangre de la hermana enfriarse?
En silencio, finalmente bailo en la oscuridad.
Esta guerra deicida,
Estoy cansada, hermano.
Déjame irme.

Carga. Abismo.
Devoradores. Raíces.
Los juegos de dioses infantiles ya no divierten.
Reina. Sufre.
Persianas húmedas.
Nunca el silencio ha sido tan placentero.

Tú, por quien todo terminará,
¿No has visto el cuello de la hermana endurecerse?
En silencio, finalmente bailo en la oscuridad.
Esta guerra deicida,
Estoy cansada, hermano.
Déjame irme.
Hermano...

Perdona.
Déjame irme, hermano.
Déjame irme.
Tú, por quien todo perecerá,
¿No crees que el corazón de la hermana te castigará?
Perdona.
Esta guerra deicida,
Estoy cansada, hermano.
Déjame irme.

Escrita por: Staif Bihl / Candice Clot