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La Veille de l'Hiver, Je Deviens le Voyage

Evilfeast

Winter Descent's Eve I Become the Journey

Winter's eve, inexorable, impending
The sinister grief empowers with her approach
Shreds of forgotten kingdom gleam scattered
Crowning the northern icy peaks
Adorning the thickets of eastern woods
Immersed to mists of severe western plains
Seen from afar in southern macabre sunsets
I fulfill the summon and march away
To gather the mere fragments

And weave anew what we once lost
Each of streams is destine to definite sea
And so is our fate beyond will
Yet each may attempt to carve own channel
Beside the shores are built of clay or stone
I have ever crafted forms outlying
To avert the admittance
Of outwards impurity

That would disrupt my journey
Into dismal void
Thirst for revival, wisdom of the woods
I sense the omen in the eyes of a wolf
I grant my very entity
To be absorbed by the four elements
And fill the four seasons

With dark passion and morbid woe
So I dwell from the subsoil
To the void that diffuses among
Starlit skies, this night opened
Cast the silver marks
On the snow I follow
My essence like air, I become a journey...

La Veille de l'Hiver, Je Deviens le Voyage

Veille d'hiver, inexorable, imminente
La douleur sinistre s'intensifie avec son approche
Des lambeaux d'un royaume oublié brillent éparpillés
Couronnant les pics glacés du nord
Ornant les fourrés des bois de l'est
Plongé dans les brumes des plaines sévères de l'ouest
Vu de loin dans les couchers de soleil macabres du sud
Je réponds à l'appel et m'éloigne
Pour rassembler les simples fragments

Et tisser à nouveau ce que nous avons perdu
Chacune des rivières est destinée à une mer définitive
Et ainsi est notre destin au-delà de notre volonté
Pourtant chacun peut tenter de creuser son propre canal
À côté des rivages bâtis d'argile ou de pierre
J'ai toujours façonné des formes en dehors
Pour éviter l'admission
De l'impureté extérieure

Qui perturberait mon voyage
Dans le vide lugubre
Soif de renaissance, sagesse des bois
Je sens le présage dans les yeux d'un loup
Je confie ma propre essence
Pour être absorbée par les quatre éléments
Et remplir les quatre saisons

Avec une passion sombre et un chagrin morbide
Ainsi je réside du sous-sol
Au vide qui se diffuse parmi
Les cieux étoilés, cette nuit s'est ouverte
Laisse les marques argentées
Sur la neige que je suis
Mon essence comme l'air, je deviens un voyage...