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Un niño deja París

Jean Ferrat

Un enfant quitte Paris

Il s'en allait courant, il s'en allait criant
Il s'en allait hurlant, les mains sur les oreilles
On voyait qu'il fuyait, on voyait qu'il pleurait
On voyait qu'il tremblait, on disait qu'est-ce que c'est

Un enfant quitte Paris, il s'en va vers des merveilles
Les merveilles de ces pays où l'oiseau fait encore son nid

Il a dit ça fait mal, c'est dur c'est trop brutal
Ce vacarme infernal, ça casse les oreilles
Il a dit les autos, les camions, le métro
Les usines, les radios, les bennes, les marteaux

Un enfant quitte Paris, il s'en va vers des merveilles
Les merveilles de ces pays où l'oiseau fait encore son nid

Qu'est-ce que nous deviendrons si les enfants s'en vont
Si le soir nous n'avons plus jamais leur sourire?
Et j'ai voulu crier, j'ai voulu appeler
J'ai voulu alerter toute la société

Mais y'avait les autos, les camions, le métro
Les usines, les radios, les marteaux et les bennes
Il y avait tout Paris qui faisait trop de bruit
Et nul ne m'entendit, il y a trop de bruit
Il y a trop de bruit, il y a trop de bruit

Un niño deja París

Salió corriendo, salió gritando
Se alejó gritando y con las manos sobre los oídos
Vimos que estaba huyendo, vimos que estaba llorando
Vimos que estaba temblando y dijimos ¿qué pasa?

Un niño sale de París, se dirige hacia las maravillas
Las maravillas de estos países donde el pájaro aún anida

Dijo que duele, es duro, es demasiado brutal
Este estruendo infernal es ensordecedor
Dijo coches, camiones, el metro
Fábricas, radios, contenedores de basura, martillos

Un niño sale de París, se dirige hacia las maravillas
Las maravillas de estos países donde el pájaro aún anida

¿Qué será de nosotros si los niños se van?
¿Y si por la noche nunca volvemos a tener su sonrisa?
Y yo quería gritar, quería llamar
Quería alertar a toda la sociedad

Pero había coches, camiones, el metro
Fábricas, radios, martillos y contenedores de basura
Todo París estaba haciendo demasiado ruido
Y nadie me escuchó, había demasiado ruido
Hay demasiado ruido, hay demasiado ruido

Escrita por: Georges Coulonges