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Lo imposible

Léo Ferré

L'impossible

Ah! cette vie de mon enfance, la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus d?nt?ss?ue le meilleur des mendiants, fier de n'avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c'?it. - Et je m'en aper?s seulement!
- J'ai eu raison de m?iser ces bonshommes qui ne perdraient pas l'occasion d'une caresse, parasites de la propret?t de la sant?e nos femmes, aujourd'hui qu'elles sont si peu d'accord avec nous.
J'ai eu raison dans tous mes d?ins: puisque je m'?de!
Je m'?de!
Je m'explique.
Hier encore, je soupirais: "Ciel! sommes-nous assez de damn?ici-bas!
Moi j'ai tant de temps d? dans leur troupe! Je les connais tous.
Nous nous reconnaissons toujours; nous nous d??s. La charit?ous est inconnue
Mais nous sommes polis; nos relations avec le monde sont tr?convenables."
Est-ce ?nnant? Le monde! les marchands, les na?!
- Nous ne sommes pas d?onor?
- Mais les ?s, comment nous recevraient-ils? Or il y a des gens hargneux et joyeux, de faux ?s, puisqu'il nous faut de l'audace ou de l'humilit?our les aborder. Ce sont les seuls ?s. Ce ne sont pas des b?sseurs!
M'?nt retrouv?eux sous de raison - ?passe vite! - je vois que mes malaises viennent de ne m'?e pas figur?ue nous sommes ?'Occident.
Les marais occidentaux! Non que je croie la lumi? alt?e, la forme ext?? le mouvement ?r?.
Bon! voici que mon esprit veut absolument se charger de tous les d?loppements cruels qu'a subis l'esprit depuis la fin de l'Orient... Il en veut, mon esprit!
... Mes deux sous de raison sont finis!
- L'esprit est autorit?il veut que je sois en Occident.
Il faudrait le faire taire pour conclure comme je voulais.
J'envoyais au diable les palmes des martyrs, les rayons de l'art, l'orgueil des inventeurs, l'ardeur des pillards; je retournais ?'Orient et ?a sagesse premi? et ?rnelle.
- Il para?que c'est un r? de paresse grossi?!
Pourtant, je ne songeais gu? au plaisir d'?apper aux souffrances modernes. Je n'avais pas en vue la sagesse b?rde du Coran.
- Mais n'y a-t-il pas un supplice r? en ce que, depuis cette d?aration de la science, le christianisme, l'homme se joue, se prouve les ?dences, se gonfle du plaisir de r?ter ces preuves, et ne vit que comme cela!
Torture subtile, niaise; source de mes divagations spirituelles. La nature pourrait s'ennuyer, peut-?e! M. Prud'homme est n?vec le Christ.
N'est-ce pas parce que nous cultivons la brume! Nous mangeons la fi?e avec nos l?mes aqueux. Et l'ivrognerie! et le tabac! et l'ignorance! et les d?uements!
- Tout cela est-il assez loin de la pens?de la sagesse de l'Orient, la patrie primitive?
Pourquoi un monde moderne, si de pareils poisons s'inventent!
Les gens d'?lise diront: C'est compris. Mais vous voulez parler de l'Eden.
Rien pour vous dans l'histoire des peuples orientaux.
- C'est vrai; c'est ?'Eden que je songeais! Qu'est-ce que c'est pour mon r?, cette puret?es races antiques!
Les philosophes: Le monde n'a pas d'?. L'humanit?e d?ace, simplement.
Vous ?s en Occident, mais libre d'habiter dans votre Orient, quelque ancien qu'il vous le faille, - et d'y habiter bien. Ne soyez pas un vaincu.
Philosophes, vous ?s de votre Occident.
Mon esprit, prends garde. Pas de partis de salut violents. Exerce-toi!
- Ah! la science ne va pas assez vite pour nous!
- Mais je m'aper?s que mon esprit dort.
S'il ?it bien ?ill?oujours ?artir de ce moment, nous serions bient? la v?t?qui peut-?e nous entoure avec ses anges pleurant!...
- S'il avait ? ?ill?usqu'?e moment-ci, c'est que je n'aurais pas c? aux instincts d?t?s, ?ne ?que imm?riale!...
- S'il avait toujours ? bien ?ill?je voguerais en pleine sagesse!...
?puret?Puret?
C'est cette minute d'?il qui m'a donn?a vision de la puret?
- Par l'esprit on va ?ieu!
D?irante infortune!

Lo imposible

¡Ah! esta vida de mi infancia, el gran camino en todo clima, sobre naturalmente, más desinteresadamente el mejor de los mendigos, orgulloso de no tener ni país ni amigos, ¡qué tontería era! - ¡Y solo me doy cuenta ahora!
- ¡Tuve razón en desconfiar de esos hombres que no perderían la oportunidad de una caricia, parásitos de la limpieza de la salud de nuestras mujeres, hoy que están tan poco de acuerdo con nosotros!
Tuve razón en todos mis deseos: ¡porque me salvo!
¡Me salvo!
Me explico.
Ayer aún suspiraba: '¡Cielos! ¡¿No estamos lo suficientemente condenados aquí abajo?!
¡Yo he pasado tanto tiempo entre ellos en su grupo! Los conozco a todos.
Siempre nos reconocemos; nos despreciamos. La caridad es desconocida para nosotros
Pero somos educados; nuestras relaciones con el mundo son bastante adecuadas'.
¿Es sorprendente? ¡El mundo! ¡Los comerciantes, los necios!
- ¡No somos honrados?
- Pero los ángeles, ¿cómo nos recibirían? Hay gente malhumorada y alegre, falsos ángeles, ya que necesitamos audacia o humildad para acercarnos a ellos. Ellos son los únicos ángeles. ¡No son adoradores!
Me encuentro con ellos bajo razón - ¡pasa rápido! - veo que mis malestares vienen de no haberme dado cuenta de que estamos en Occidente.
¡Los pantanos occidentales! No es que crea que la luz esté alterada, la forma alterada, el movimiento alterado.
¡Bien! ¡Ahora mi mente quiere cargar absolutamente con todos los desarrollos crueles que ha sufrido la mente desde el fin de Oriente... Mi mente lo quiere!
¡Mis dos centavos de razón se han acabado!
- La mente es autoritaria, quiere que esté en Occidente.
Debería callarla para concluir como quería.
Mandaba al diablo las palmas de los mártires, los rayos del arte, el orgullo de los inventores, la pasión de los saqueadores; regresaba a Oriente y su sabiduría primera y eterna.
- ¡Parece que es un reino de pereza agrandado!
Sin embargo, no pensaba en el placer de escapar de los sufrimientos modernos. No tenía en mente la sabiduría bárbara del Corán.
- ¿Pero no hay un suplicio real en que, desde esta declaración de la ciencia, el cristianismo, el hombre juegue, pruebe las evidencias, se hinche de placer al demostrar esas pruebas, y solo viva así!
Sutil tortura, tonta; fuente de mis divagaciones espirituales. La naturaleza podría aburrirse, ¡quizás! El Sr. Prud'homme está casado con Cristo.
¿No es porque cultivamos la bruma? Comemos la fiebre con nuestras almas acuosas. ¡Y la embriaguez! ¡Y el tabaco! ¡Y la ignorancia! ¡Y los desvaríos!
- ¿Está todo esto lo suficientemente lejos del pensamiento de la sabiduría de Oriente, la patria primitiva?
¡Por qué un mundo moderno, si se inventan tales venenos!
La gente de la iglesia dirá: 'Entendido. Pero quieres hablar del Edén'.
Nada para ustedes en la historia de los pueblos orientales.
- ¡Es verdad; es el Edén en lo que pensaba! ¡Qué pureza la de las razas antiguas para mi mente!
Los filósofos: El mundo no tiene edad. La humanidad se desvanece, simplemente.
Estás en Occidente, pero libre de habitar en tu Oriente, por antiguo que debas ser, - y habitarlo bien. No seas un vencido.
Filósofos, ustedes son de su Occidente.
Mi mente, ten cuidado. ¡No hay partidos de salvación violentos. ¡Ejercítate!
- ¡Ah! ¡La ciencia no avanza lo suficientemente rápido para nosotros!
- Pero veo que mi mente duerme.
Si estuviera despierta siempre a partir de este momento, ¡estaríamos cerca de la verdad que quizás nos rodea con sus ángeles llorando!...
- Si hubiera estado despierta hasta este momento, es porque no habría cedido a los instintos terrenales, ¡una victoria inmortal!...
- ¡Si hubiera estado siempre despierta, navegaría en plena sabiduría!...
¡Pureza! ¡Pureza!
Es ese momento de claridad el que me dio la visión de la pureza.
- ¡Por el espíritu vamos al cielo!
¡Desdichada fortuna!

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