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Te esperaba

Thomas Fersen

Je t'attendais

Pour passer le temps dans le métro,
J'ai acheté des cerises.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

Je guettais ton sourire,
Ton sourire, ton bonjour.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

J'entendrais les coups sûrs
Et tout le monde autour
Entendra les coups sourds
De mon petit tambour,
Je le sais.
Aux puces de Clignancourt,
Au marché aux bestiaux,
Je t'attendais, mon amour...
Tu le sais.

Vendeur de roses à la sauvette,
Joueur de clarinette
Dans les courants d'air chaud
Du métro la Muette,
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Au fur et à mesure
Des rames de velours,
Tu le sais.

Si tu n'arrives pas,
Le temps m'emportera.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

Pour passer le temps dans le métro,
J'ai acheté des cerises.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours.
Soudain, c'est toi. Je cours
Et j'avale un noyau.
J'ai si mal aux boyaux.
Je casse mon tambour.

Au métro Père Lachaise,
Au métro Père Lachaise,
Tu passeras fatalement
Dans le couloir où je t'attends.

Te esperaba

Para pasar el tiempo en el metro,
Compré cerezas.
Te esperaba, mi amor.
Siempre te esperaré,
Tú lo sabes.

Esperaba tu sonrisa,
Tu sonrisa, tu saludo.
Te esperaba, mi amor.
Siempre te esperaré,
Tú lo sabes.

Escucharé los golpes seguros
Y todo el mundo alrededor
Escuchará los golpes sordos
De mi pequeño tambor,
Yo lo sé.
En el mercado de pulgas de Clignancourt,
En el mercado de ganado,
Te esperaba, mi amor...
Tú lo sabes.

Vendedor de rosas ambulante,
Tocador de clarinete
En las corrientes de aire caliente
Del metro La Muette,
Te esperaba, mi amor.
Siempre te esperaré,
A medida que
Los vagones de terciopelo,
Tú lo sabes.

Si no llegas,
El tiempo me llevará.
Siempre te esperaré,
Tú lo sabes.

Para pasar el tiempo en el metro,
Compré cerezas.
Te esperaba, mi amor.
Siempre te esperaré.
De repente, eres tú. Corro
Y trago un hueso.
Me duele tanto el estómago.
Rompo mi tambor.

En el metro Père Lachaise,
En el metro Père Lachaise,
Pasarás inevitablemente
Por el pasillo donde te espero.

Escrita por: Thomas Fersen