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El cisne blanco

Francis Cabrel

Le cygne blanc

Elle se balade fière
Au bras d'un cygne blanc
Elle dit "C'est pas un cygne de rivière,
C'est un cygne d'étang
Elle marche d'une manière
Qui amuse les passants,
Comme, comme si on vivait pour plaire
Sous leurs applaudissements
Elle n'a plus sa tête,
Ce n'est plus qu'un pantin
Nous n'en sommes peut-être
Pas loin

A son cou quelques pierres
Aux oreilles des pendants
Mais pas des pendants de rivière
De la breloque en fer blanc
Elle et son cygne clair
Et moi assis sur un banc
De la place Jean Fallières
Ou de Fallières Jean
Elle n'a plus sa tête
Elle chante pour un rien
Nous n'en sommes peut-être
Pas loin

Son intime boussole,
Tout en dérangement,
Quelqu'un l'a rendue folle,
Comment?
Un mari qui dérape
Un fils trop tôt parti
Et le cygne s'échappe
Et le cygne vous suit
Un mari qui la frappe
Un fils trop tôt parti
Et le cygne s'échappe
Et le cygne vous suit
Les crédits, la baraque
Tout devient un combat
La boussole se détraque
Et voilà!

Deux heures par semaine
On vous laisse sortir
Dans la société humaine
Où on ne sait plus se tenir

El cisne blanco

Ella pasea con orgullo
En el brazo de un cisne blanco
Ella dice 'No es un cisne de río,
Es un cisne de estanque'
Ella camina de una manera
Que divierte a los transeúntes,
Como si viviéramos para agradar
Bajo sus aplausos
Ella ya no tiene cabeza,
Solo es un títere
Quizás no estemos
Muy lejos de eso

En su cuello algunas piedras
En sus orejas pendientes
Pero no pendientes de río
Sino adornos de hierro blanco
Ella y su cisne claro
Y yo sentado en un banco
En la plaza Jean Fallières
O en Fallières Jean
Ella ya no tiene cabeza
Canta por nada
Quizás no estemos
Muy lejos de eso

Su brújula íntima,
Totalmente desajustada,
Alguien la volvió loca,
¿Cómo?
Un marido que se desvía
Un hijo que se fue demasiado pronto
Y el cisne escapa
Y el cisne te sigue
Un marido que golpea
Un hijo que se fue demasiado pronto
Y el cisne escapa
Y el cisne te sigue
Los créditos, la casa
Todo se convierte en una batalla
La brújula se descompone
¡Y listo!

Dos horas por semana
Te dejan salir
En la sociedad humana
Donde ya no sabemos comportarnos

Escrita por: Francis Cabrel