Des nuits trop longues
Côté cœur, j'ai le chagrin
D'un épouvantail,
Du gosse qui revient
D'un champ d'bataille
Les nuits trop longues, j' m'amuse à compter
Le peu que la vie nous donne, le peu que l'on est
Noyé d'alcool et de désir
Je ne dois rien à personne
Je fais des sourires
Aux cabines de téléphone
Les nuits trop longues, je pourrais m'envoler
Rien ici qui me raisonne, plus rien qui m'effraie
Bientôt deux mois qu'elle est partie
Deux mois... Deux mille ans...
Je vais de mélancolie
En renoncement
Les nuits trop longues, faudrait libérer
Tous les cris qu'on emprisonne au fil des années
Il est temps que j'aille me coucher,
Temps que j'mette mon âme au chaud
L'aube va se pointer
Moi, je tire le rideau
Les nuits trop longues, je les passe à rêver
Qu'un beau jour je lui pardonne le mal qu'elle m'a fait
Qu'un beau jour je lui pardonne le mal qu'elle m'a fait
Noches demasiado largas
Cerca del corazón, tengo la tristeza
De un espantapájaros,
Del chico que regresa
De un campo de batalla
Las noches demasiado largas, me divierto contando
Lo poco que la vida nos da, lo poco que somos
Ahogado en alcohol y deseo
No le debo nada a nadie
Sonrío
A las cabinas telefónicas
Las noches demasiado largas, podría volar
Nada aquí que me haga sentido, nada que me asuste
Pronto dos meses que se fue
Dos meses... Dos mil años...
Voy de melancolía
A resignación
Las noches demasiado largas, habría que liberar
Todos los gritos que encarcelamos a lo largo de los años
Es hora de irme a dormir,
Hora de poner mi alma al calor
El amanecer se acerca
Yo cierro la cortina
Las noches demasiado largas, las paso soñando
Que algún día le perdone el mal que me hizo
Que algún día le perdone el mal que me hizo