395px

Los títeres de naftalina

Francis Cabrel

Les Pantins De Naphtaline

La petite fille de mes dimanches
Mettait toujours sa jupe plissée
Elle marchait raide comme une planche
Pour pas salir le vernis des souliers
Si ces bouts brillaient au soleil
Elle sentait les bigoudis de la veille
Elle portait sa couronne d'épines
Pauvres pantins de naphtaline

On me mettait des soquettes blanches
On me faisait la raie sur le côté
Dans mon beau pantalon du dimanche
J'allais faire semblant de prier
J'arrivais le premier à l'église
Pour ne pas que les autres médisent
On mettait les enfants en vitrine
Pauvres pantins de naphtaline

J'aurais toujours au fond de moi
Cette image jaunie, cette odeur d'autrefois
J'aurais toujours au fond de moi ...

Mais aujourd'hui j'ai quitté mon village
Dans mon qartier à pas de clocher
Et les gamins du quizième étage
Emmènent leur copine au ciné
Mais chaque fin de semaine
Il y a des images qui reviennent
Et chaque fois qu'un samedi se termine
Je revois les pantins de naphtaline

J'aurais toujours au fond de moi
Cette image jaunie, cette odeur d'autrefois
J'aurais toujours au fond de moi ...

La petite fille de mes dimanches
Qui mettait toujours sa juppe plissée
Et qui marchait raide comme une planche
Pour pas salir le vernis des souliers

La petite fille de mes dimanches
Qui mettait toujours sa juppe plissée
Et qui marchait raide comme une planche
Pour pas salir le vernis des souliers

Los títeres de naftalina

La niña de mis domingos
Siempre llevaba su falda plisada
Caminaba rígida como un tablón
Para no ensuciar el barniz de los zapatos
Si esos extremos brillaban al sol
Ella olía a los rulos de la noche anterior
Llevaba su corona de espinas
Pobres títeres de naftalina

Me ponían calcetines blancos
Me peinaban con raya de lado
En mis bonitos pantalones de domingo
Iba a fingir que rezaba
Llegaba primero a la iglesia
Para que los demás no murmuraran
Ponían a los niños en el escaparate
Pobres títeres de naftalina

Siempre llevaré dentro de mí
Esta imagen amarillenta, este olor del pasado
Siempre llevaré dentro de mí...

Pero hoy dejé mi pueblo
En mi barrio sin campanario
Y los niños del quinto piso
Llevan a su novia al cine
Pero cada fin de semana
Hay imágenes que regresan
Y cada vez que termina un sábado
Vuelvo a ver los títeres de naftalina

Siempre llevaré dentro de mí
Esta imagen amarillenta, este olor del pasado
Siempre llevaré dentro de mí...

La niña de mis domingos
Que siempre llevaba su falda plisada
Y caminaba rígida como un tablón
Para no ensuciar el barniz de los zapatos

La niña de mis domingos
Que siempre llevaba su falda plisada
Y caminaba rígida como un tablón
Para no ensuciar el barniz de los zapatos

Escrita por: Francis Cabrel