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El Carrusel

Grand Corps Malade

Le Manège

Je t'emmène au manège, il n'y a pas meilleur cadeau
Qu'est ce que tu vas choisir? Le cheval, l'éléphant! L'avion ou l'hélico qui montent et descendent
T'as toujours le même air plutôt fière et sérieux
Quand tu donnes toi-même le ticket au monsieur
Et le manège démarre la musique en avant
C'est tout quand il commence en rond et pourtant c'est magique
Quand tu passes devant moi tu me fais un sourire
Ou un signe de la main alors moi je transpire
Car déjà tu t'éloigne et puis tu disparais
Tu me manques pendant dix secondes, c'est normal est-ce que pareil
Je te vois amuser, je te observes comme un fou
Toi dans l'hélico tu t'envoles, tu t'en fou
Du tout ce temps qui coule sans arrêt sur les ponts
Du temps qui passe vite comme disent les vieux cons!!

Autour de nous il y a tous ces gens ordinaires
La joie et la douceur d'un décor populaire
Je regarde l'héritage d'un banlieue rouge
Qui vis ses derniers heures car même la banlieue bouge
Mon petit café là bas fermé il y a deux ans
Mon premier rancard avec ta mère était juste devant
Je vois la vie changer du haut de mon balcon
Oué c'était mieux avant!! Comme disent les vieux cons
Aller vient mon bonhomme, dehors il fait froid
Je te regarde passer pour la huit millième fois
Je suis devant ce manège depuis des années
Toi t'as pris vingt centimètres, le soleil à tourner
Les semaines s'accélère et tes mots sont plus claire
Chaque mois vient chasser l'autre et on pense au petit frère
Pende une graine au terre et l'arbre devient grand
Les saisons se succèdent, les cheveux deviennent blancs

Aller vient mon bonhomme dehors est tard
Avec le temps pousse, le temps passe et repart
Depuis que t'es là tu cours plus vite que mes habitudes
Je n'entends que toi, tu parles plus fort que mes solitudes
On rentre à la maison la télé nous attends
Je te prendrais sur mes genoux tant que tu n'aura pas vingt ans
On va regarder babarre dans notre petit cocon
Tu grandis bien très vite je suis déjà un vieux con

El Carrusel

Te llevo al carrusel, no hay mejor regalo
¿Qué vas a elegir? ¿El caballo, el elefante? ¿El avión o el helicóptero que suben y bajan?
Siempre tienes la misma expresión, bastante orgullosa y seria
Cuando le das el boleto al señor
Y el carrusel arranca con la música hacia adelante
Es todo cuando comienza en círculo y sin embargo es mágico
Cuando pasas frente a mí, me sonríes
O me saludas con la mano, entonces yo sudo
Porque ya te alejas y luego desapareces
Te extraño durante diez segundos, es normal, ¿verdad?
Te veo divirtiéndote, te observo como un loco
Tú en el helicóptero te elevas, te da igual
Todo este tiempo que fluye sin parar sobre los puentes
El tiempo que pasa rápido como dicen los viejos imbéciles!!

A nuestro alrededor hay toda esta gente común
La alegría y la dulzura de un escenario popular
Veo la herencia de un suburbio rojo
Que vive sus últimas horas porque incluso el suburbio se mueve
Mi pequeño café allá cerrado hace dos años
Mi primera cita con tu madre fue justo enfrente
Veo la vida cambiar desde lo alto de mi balcón
Sí, todo era mejor antes!! Como dicen los viejos imbéciles
Ven aquí, amigo mío, afuera hace frío
Te veo pasar por milésima vez
Estoy frente a este carrusel desde hace años
Tú has crecido veinte centímetros, el sol ha girado
Las semanas se aceleran y tus palabras son más claras
Cada mes reemplaza al otro y pensamos en el hermanito
Siembras una semilla en la tierra y el árbol crece
Las estaciones se suceden, los cabellos se vuelven blancos

Ven aquí, amigo mío, afuera es tarde
Con el tiempo creces, el tiempo pasa y vuelve
Desde que estás aquí corres más rápido que mis costumbres
Solo te escucho a ti, hablas más fuerte que mis soledades
Regresamos a casa, la televisión nos espera
Te tendré en mis rodillas hasta que cumplas veinte años
Vamos a ver Babar en nuestro pequeño nido
Creces muy rápido, ya soy un viejo imbécil

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