Lâchez vos drapeaux
La fleur de lys, la feuille d'érable
J'me calice de vos symboles minables
La fleur de lys, la feuille d'érable
Lâchez-moi, j'suis plus capable
J'ai pas envie d'appartenir à vos pays de merde
C'est toujours les mêmes qui gagnent, toujours les mêmes qui perdent
Les deux pieds dans marde, en saluant tout haut
Les escroqueries des porcs qui agitent leurs drapeaux
Les anglais sont venus massacrer les indiens
Les français sont venus massacrer les indiens
Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est la terre
De quel droit osez-vous la refaire
En nous imposant lignes et frontières
Soeur contre soeur, frère contre frère
Ce n'est pas en suivant un discours ultra-national
Qu'on va arriver à éliminer toutes nos conneries colossales
En se repatriant les vieilles haines d'un barbarisme colonial
On va s'taper, on va s'taper la troisième guerre mondiale
Lâchez vos drapeaux, la terre est à vous
Lâchez vos drapeaux et la terre est à nous
J'me calice de vous, politique de fou
Le pouvoir, corrompu à vie
Les uns contre les autres, c'est ça qui nous détruit
Au pays des races pures
Au nom d'la sainte culture
L'antagonisme endure
Et l'humanité se censure
Le bleu, blanc, rouge, plus rien ne bouge
Suelten sus banderas
La flor de lis, la hoja de arce
Me importa un carajo sus símbolos miserables
La flor de lis, la hoja de arce
Déjenme en paz, ya no aguanto más
No quiero pertenecer a sus países de mierda
Siempre son los mismos los que ganan, siempre los mismos los que pierden
Con los pies en el lodo, saludando en voz alta
Las estafas de los cerdos que agitan sus banderas
Los ingleses vinieron a masacrar a los indios
Los franceses vinieron a masacrar a los indios
Mi país, no es un país, es la tierra
¿Con qué derecho se atreven a rehacerla?
Imponiéndonos líneas y fronteras
Hermana contra hermana, hermano contra hermano
No es siguiendo un discurso ultranacionalista
Que vamos a lograr eliminar todas nuestras enormes estupideces
Repatriando viejos odios de un barbarismo colonial
Nos vamos a dar, nos vamos a dar la tercera guerra mundial
Suelten sus banderas, la tierra es de ustedes
Suelten sus banderas y la tierra es nuestra
Me importa un carajo ustedes, política de locos
El poder, corrompido de por vida
Unos contra otros, eso es lo que nos destruye
En el país de las razas puras
En nombre de la santa cultura
El antagonismo perdura
Y la humanidad se censura
El azul, blanco, rojo, ya nada se mueve