Tes larmes
Offre-moi tous les moments
Donne-moi tous les cadeaux
J'en attends pas de grands
Vends-moi même du faux
J'veux juste voir ton corps
Et revoir tes yeux
Et le sang de la gare
Où ils ont versé le bleu
Donne-moi encore l'ivresse
Soulage-moi du peu
Je serai brutal et tendresse
Je serai ce que tu veux
Comme avant tes larmes
Pris dans mes cheveux
Et que le vent les souffle
Vers l'amour et le feu
Comme avant tes mains
Qui couvraient mes yeux
Qui m'empêchaient de voir
Tout c'qui rend malheureux
Fais-moi encore le jeu
Celui qu'on n'gagne pas
Le même qui fait pleurer
Auquel on n'joue qu'une fois
Maladroit, aveuglé
Essoufflé comme on l'est
D'y avoir trop pensé
Bien mal imaginé
Y a comme une belle erreur
Comme un bel abandon
Une peur de braver
De rendre un ventre rond
La faiblesse avouée
La lâcheté devinée
Mais tant pis pour l'instant
Je veux juste ce moment
Comme avant tes larmes
Pris dans mes cheveux
Et que le vent les souffle
Vers l'amour et le feu
Comme avant tes mains
Qui couvraient mes yeux
Qui m'empêchaient de voir
Tout c'qui rend malheureux
Tus lágrimas
Ofrézeme todos los momentos
Dame todos los regalos
No espero grandes cosas
Véndeme incluso lo falso
Solo quiero ver tu cuerpo
Y volver a mirar tus ojos
Y la sangre de la estación
Donde derramaron el azul
Dame otra vez la embriaguez
Alivíame de lo poco
Seré brutal y tierno
Seré lo que tú quieras
Como antes, tus lágrimas
Enredadas en mi cabello
Y que el viento las sople
Hacia el amor y el fuego
Como antes, tus manos
Que cubrían mis ojos
Que me impedían ver
Todo lo que trae tristeza
Hazme de nuevo el juego
Ese que no se gana
El mismo que hace llorar
Al que solo jugamos una vez
Torpe, cegado
Sin aliento como se está
Por haberlo pensado demasiado
Bien mal imaginado
Hay como un bello error
Como un hermoso abandono
Un miedo a desafiar
A hacer un vientre redondo
La debilidad confesada
La cobardía adivinada
Pero qué importa por ahora
Solo quiero este momento
Como antes, tus lágrimas
Enredadas en mi cabello
Y que el viento las sople
Hacia el amor y el fuego
Como antes, tus manos
Que cubrían mis ojos
Que me impedían ver
Todo lo que trae tristeza
Escrita por: Sylvain Rabbath / Guillaume Grand