A Jalalabad
je vous étreins d'ici
femmes de ce pays
et je vous vois passer
toutes de bleu drapées
il est vingt heures chez moi
vos visages vos voix
il est vingt heures chez moi
c'est le monde qui va
Il pleut
Sur Jalàlàbàd
vi mandu un abracciu
o mamme quallà
mi stringhje lu core
vi sentu chjamà
di pannu turchinu
vi vecu passà
ottu ore di sera
in lu mondu chì và
ottu ore di sera vi sentu chjamà
ottu ore di sera in lu mondu chì và
vi mandu un curagiu
è chì possu dì
a muntagna negra
a vecu da quì
vi cantu una fede
un altru campà
un core chì crede
un sognu chì và
ottu ore di sera vi sentu chjamà
ottu ore di sera in lu mondu chì và
piove, piove
à Jalàlàbàd
piove
à Jalàlàbàd
il pleut encore sur Jalàlàbàd
la montagne saigne le monde est mad
je pense aux yeux de la jeune afghane
à son fils en arme, à sa mère en larme
que le soleil brille sur la femme nomade
d'Islamabad à Jalàlàbàd
ci hè forse un amore
una alma chì và
un fiume chì corre
un Diu chì sà
vi porghju una manu
surelle d'amà
hè natu lu granu
dumane sarà
ottu ore di sera vi sentu chjamà
ottu ore di sera vi vecu passà
ottu ore di sera in lu mondu chì và
piove à Jalàlàbàd
hè donna a libertà
à Jalàlàbàd
è donna hà da campà
à Jalàlàbàd
pè u to zitellu ti vurria accumpagnà
apre u to libru è le to scole fà cantà
tù da le to mane, o surella di quallà
vestila turchina, falla bella a dignità
à Jalàlàbàd
à Jalàlàbàd
è sarà
è sarà ...
À Jalalabad
je vous étreins d'ici
femmes de ce pays
et je vous vois passer
toutes de bleu drapées
il est vingt heures chez moi
t vos visages vos voix
il est vingt heures chez moi
c'est le monde qui va
Il pleut
Sur Jalàlàbàd
je vous envoie un câlin
ô mamans d'ici
vous serrez mon cœur
je vous entends appeler
en tissu bleu
je vous ai vu passer
huit heures du soir
dans ce monde qui va
huit heures du soir je vous entends appeler
huit heures du soir dans ce monde qui va
je vous envoie du courage
et que puis-je dire
la montagne noire
je la vois d'ici
je vous chante une foi
un autre vivre
un cœur qui croit
un rêve qui va
huit heures du soir je vous entends appeler
huit heures du soir dans ce monde qui va
il pleut, il pleut
à Jalàlàbàd
il pleut
à Jalàlàbàd
il pleut encore sur Jalàlàbàd
la montagne saigne le monde est fou
je pense aux yeux de la jeune afghane
à son fils en arme, à sa mère en larmes
que le soleil brille sur la femme nomade
d'Islamabad à Jalàlàbàd
y a-t-il peut-être un amour
une âme qui va
une rivière qui coule
un Dieu qui sait
je vous tends la main
sœurs d'amour
le blé est né
demain ce sera
huit heures du soir je vous entends appeler
huit heures du soir je vous ai vu passer
huit heures du soir dans ce monde qui va
il pleut à Jalàlàbàd
c'est la femme la liberté
à Jalàlàbàd
et la femme doit vivre
à Jalàlàbàd
pour ton enfant je voudrais t'accompagner
ouvre ton livre et fais chanter tes écoles
toi de tes mains, ô sœur d'ici
habille-la en bleu, fais-la belle à dignité
à Jalàlàbàd
à Jalàlàbàd
et ça sera
et ça sera ...