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La Ballade De L'Ardito

Ianva

The Ballad Of The Ardito

Sharing my acquavite* and my strong cut-tobacco
On the tableland, at dawn
A lieutenant taken prisoner and I sunk
Into the silence of that winter calm.
The clear air of the peaks wouldn't carry that stench
Which was familiar to both of us,
The stench of a young Europe caught in barbed wire,
Rotting like manure.

But If I led you, it was because of my desperation
Not fearless impetuousness, but only indifference.
And if I've ever been bold*, it was because I've been wounded for a long time
And I was waiting for the moment of my ultimate discharge,
Of the definitive Belief of he who feels nothing but disgust.

The battle of Solstice heralded itself with a dreadful roar
Running along the entire front.
The perfect day to die, just the right one instilling its light upon the world
For a very long time.
I led the guys outside, singing the bitter lyrics of the blame I've learnt
In narrow lanes close to port.
Relying on the fact that it's Fate picking us up in handfuls,
Would have at least righted all wrongs.

But even though we were praised, and declared heroes
A treaty betrayed our blood.
And for all those who became dung, only a royal dispatch of vile condolences.
So I took the liberty of challenging the Power
Of the Hand which was plotting respectably and in silence, strangling the people with golden chains,
And not of enemies who were bleeding just as we were bleeding.
And now I'm wandering, trying to request an audience with the one and only Superior...
- "Major Renzi! Presente!***"

La Ballade De L'Ardito

Partageant mon aquavite* et mon tabac fort
Sur le plateau, à l'aube
Un lieutenant fait prisonnier et moi enfoncé
Dans le silence de ce calme hivernal.
L'air pur des sommets ne porterait pas cette puanteur
Qui nous était familière à tous les deux,
La puanteur d'une jeune Europe prise dans des barbelés,
Pourrissant comme du fumier.

Mais si je t'ai conduit, c'était à cause de mon désespoir
Non pas par une impétuosité sans peur, mais seulement par indifférence.
Et si j'ai jamais été audacieux*, c'était parce que j'étais blessé depuis longtemps
Et j'attendais le moment de ma décharge ultime,
De la croyance définitive de celui qui ne ressent que du dégoût.

La bataille du Solstice s'annonçait avec un rugissement terrible
Courant le long de tout le front.
Le jour parfait pour mourir, juste celui qui imprégnait sa lumière sur le monde
Pendant très longtemps.
J'ai conduit les gars dehors, chantant les paroles amères du blâme que j'ai appris
Dans des ruelles étroites près du port.
En comptant sur le fait que c'est le Destin qui nous ramasse à la pelle,
Aurait au moins corrigé toutes les injustices.

Mais même si nous étions loués, et déclarés héros
Un traité a trahi notre sang.
Et pour tous ceux qui sont devenus fumier, seulement un envoi royal de viles condoléances.
Alors j'ai pris la liberté de défier le Pouvoir
De la Main qui complotait respectablement et en silence, étranglant le peuple avec des chaînes dorées,
Et non des ennemis qui saignaient tout autant que nous.
Et maintenant je vagabonde, essayant de demander audience au seul et unique Supérieur...
- "Major Renzi ! Présent !***