Coin LIvernoche
T’es comme un chandail de laine qui pique
Sauf qu’entre nous deux y’a pas de statique
Pieds nus dans une flaque d’eau
Un soir d’orage électrique
Mes sourires sont un peu faux
J’suis sur un mode automatique
Crois pas que je suis antipathique
Mais ton nom ne sera pas au générique
Y’a pas de spécimens d’insectarium
Qui déambulent dans mon sternum
J’t’assure y’a rien, pas de papillons
Même pas une chenille dans son cocon
Nos atomes sont rectilignes
Tous bien droits et pas crochus
Y’a pas à dire j’te donne plein de signes
Mais tu vois rien c’est peine perdue
C’est l’histoire d’un nombril du monde
Qui se croit tout seul sur la mappemonde
Un tombeur irrésistible
Qui a plutôt mal choisi sa cible
Dans un café coin Livernoche
Y’a un mec qui croit que c’est dans la poche
Le pauvre ne se doute de rien du tout
Mais son ego prendra un coup
Tu pratiques le soliloque
Et c’est encore à ton insu
Peut-être bien que tu t’en moques
Peut-être bien aussi que t’as rien vu
Et si j’te dis que tu m’embêtes
Et que tu parles un petit peu trop
Ce serait bien une fracture ouverte
De ton monumental ego
J’pourrais simuler un appel
Te dire que c’est mon p’tit copain
En liberté conditionnelle...
Mais ce serait encore plus malin
De te dire que j’habite l’Abbaye
Avec chasteté éternelle
Au fond j’crois bien que ces alibis
Sont on ne peut plus qu’irrationnels
C’est un peu frisquet dedans ta tête
Faudra régler le thermostat
J’ai l’espace vital aux oubliettes
Quand tu t’y colles bien malgré moi
Après tout ça j’ai perdu le fil
De ton passionnant monologue
J’entends seulement la dernière ligne
Et la revoilà qui résonne...
« Ma belle, ne te fais pas de faux espoirs j’sais que tu m’aimes bien c’est évident
T’es bien sympa mais pas mon genre, non là j’t’assure vraiment
Tu me déshabilles du regard ça devient franchement dérangeant
Alors désolé si je pars, y’a ma copine qui m’attend»
Eh bien voilà vlan dans les dents!
C’est l’histoire d’un nombril du monde
Qui se croit toute seule sur la mappemonde
Une fille qui se pensait bien maline
Bien voilà qu’elle a une drôle de mine
Dans un café coin Livernoche
Y’a une demoiselle qui pète sa coche
La pauvre ne se doutait de rien du tout
C’est fou comme la vie se charge de nous!
Noche de Monedas
Eres como un suéter de lana que pica
Pero entre nosotros no hay estática
Desnudos en un charco de agua
En una noche de tormenta eléctrica
Mis sonrisas son un poco falsas
Estoy en modo automático
No creas que soy antipática
Pero tu nombre no estará en los créditos
No hay especímenes de insectario
Que deambulen en mi esternón
Te aseguro que no hay nada, ni mariposas
Ni siquiera una oruga en su capullo
Nuestros átomos son rectilíneos
Todos rectos y no torcidos
Te estoy dando muchas señales
Pero no ves nada, es en vano
Es la historia de un ombligo del mundo
Que se cree solo en el mapamundi
Un seductor irresistible
Que eligió mal a su objetivo
En un café en la Noche de Monedas
Hay un tipo que cree que lo tiene en la bolsa
El pobre no tiene ni idea de nada
Pero su ego recibirá un golpe
Practicas el soliloquio
Y es sin que te des cuenta
Quizás te importa un bledo
Quizás tampoco has visto nada
Y si te digo que me molestas
Y que hablas un poco demasiado
Sería una fractura abierta
De tu monumental ego
Podría simular una llamada
Decirte que es mi novio
En libertad condicional...
Pero sería aún más astuto
Decirte que vivo en la Abadía
Con castidad eterna
En el fondo creo que esas coartadas
Son más que irracionales
Hace un poco de frío en tu cabeza
Tendrás que ajustar el termostato
Mi espacio vital se va al olvido
Cuando te acercas a pesar mío
Después de todo eso perdí el hilo
De tu apasionante monólogo
Solo escucho la última línea
Y ahí está resonando...
'Mi bella, no te hagas ilusiones sé que te gusto, es evidente
Eres muy amable pero no mi tipo, no, te lo aseguro de verdad
Me desnudas con la mirada, se vuelve realmente incómodo
Así que lo siento si me voy, mi novia me espera'
¡Pues ahí tienes, zas en toda la boca!
Es la historia de un ombligo del mundo
Que se cree sola en el mapamundi
Una chica que se creía muy astuta
Pues ahora tiene una extraña expresión
En un café en la Noche de Monedas
Hay una señorita que pierde los estribos
La pobre no tenía ni idea de nada
¡Es increíble cómo la vida se encarga de nosotros!