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Décimas du Folklore Vénézuélien

Isabel Parra

Décimas Del Folklore Venezolano

La concha dice en el mar:
Yo mantengo una riqueza,
una prenda de belleza
por un brillo natural.
Yo valgo más que el coral,
que el diamante, que el rubí,
yo no me cambio por ti,
pues yo valgo dondequiera,
en regiones extranjeras
también me aprecian a mí.

Dicen que hubo o no hubo nada,
me voy pa'l yopo de madrugá',
de madrugada me voy pa'l yopo
porque el guayabo me vuelve loco.
Usted, usted, usted la mandó a poner,
que si la pone la paga y si no la pone también.

La pata 'e cabra se queja
y también el caracol,
pa' nosotros no hay dolor,
eso lo dice la almeja.
También la papa la reina cuenta
su historia pasada,
qué vida más desgraciada
echarnos Dios en el mundo
en estos mares profundos
donde no valemos nada.

Mis tres hermanos queridos
se los llevó la corriente,
dice un niño tristemente,
¡qué caso tan dolorido!
Marchamos todos unidos
a bañarnos sin temor,
vino el río con su furor,
se los llevó muy ligero,
cuando desaparecieron,
cuánto sería mi dolor.

Décimas du Folklore Vénézuélien

La conque dit dans la mer :
Je garde une richesse,
une perle de beauté
pour un éclat naturel.
Je vaux plus que le corail,
que le diamant, que le rubis,
je ne me change pas pour toi,
puisque je vaux partout,
dans des régions étrangères
on m'apprécie aussi.

On dit qu'il y a eu ou pas eu,
je pars au yopo à l'aube,
dans la nuit je pars au yopo
car le guayabo me rend fou.
Vous, vous, vous l'avez fait mettre,
si elle est mise, vous la payez et si elle n'est pas mise, c'est pareil.

La patte de chèvre se plaint
et aussi le escargot,
pour nous il n'y a pas de douleur,
c'est ce que dit la palourde.
Aussi la reine des pommes de terre raconte
son histoire passée,
quelle vie si malheureuse
que Dieu nous a jetés dans ce monde
dans ces mers profondes
où nous ne valons rien.

Mes trois chers frères
ont été emportés par le courant,
dit un enfant tristement,
quel cas si douloureux !
Nous marchons tous unis
pour nous baigner sans peur,
le fleuve est venu avec sa fureur,
il les a emportés très vite,
quand ils ont disparu,
combien serait ma douleur.

Escrita por: Popular Venezolana