Hé! M'man
Hé! M'man faut pas pleurer comme ça
Dis, hé M'man, faut pas pleurer pour ça
Les autres savent pas ce qu'ils disent
Les autres ils disent n'importe quoi
Non, non il faut passer ta robe de dentelle
On défilera de sur la promenade
Tu souriras arcade après arcade
Les hommes diront que c'est toi la plus belle
Et tant pis si les femelles jasent
Et tant pis si jasent les bourgeois
D'ailleurs il n'y a plus de bourgeois
Maman il n'y a plus que des bourgeoises
Hé! Maman faut pas pleurer comme ça
Dis, dis, dis hé! Maman
Les autres savent pas ce qu'ils médisent
Les autres médisent n'importe quoi
Non, non, je sais que tu as reçu des coups de pied au tendre
Je sais que tu as reçu des coups de poing au coeur
Mais faut bouger Maman, il faut pas se laisser prendre
Par des voisins qui se prennent pour des chasseurs
Et tant pis si les fenêtres nous regardent
Et tant pis si elles nous désignent du doigt
Je me ferai raide, je serai ta tour de garde
Maman faut pas pleurer comme ça
Dis, Maman, faut pas pleurer pour ça
Les autres savent pas ce qu'ils disent
Nous, nous on sait qu'il reviendra
Il reviendra grand, gros, lourd et bête
Avec sa grande gueule et son cuir déchevelu
Entre deux vins ou entre deux tempêtes
Il reviendra comme il est déjà revenu
Et tant pis si les pisseuses te bavardent
Toi tu seras fière de retrouver ton velu
Il vaut pas le coup Maman, mais est-ce que ça me regarde
Si tu es heureuse moi je ne demande rien de plus
Maman est-ce que t'entends comme moi, dis
Maman je l'entends qui gueule en bas
Ton Jules.
¡Hey! Mamá
¡Hey! Mamá, no llores así
Dime, hey Mamá, no llores por eso
Los demás no saben lo que dicen
Los demás dicen cualquier cosa
No, no, debes ponerte tu vestido de encaje
Desfilaremos por el paseo
Sonreirás arco tras arco
Los hombres dirán que eres la más bella
Y qué más da si las hembras chismean
Y qué más da si chismean los burgueses
De hecho, ya no hay burgueses
Mamá, solo hay burguesas
¡Hey! Mamá, no llores así
Dime, dime, dime hey Mamá
Los demás no saben lo que difaman
Los demás difaman cualquier cosa
No, no, sé que has recibido golpes tiernos
Sé que has recibido puñetazos en el corazón
Pero Mamá, hay que moverse, no hay que dejarse atrapar
Por vecinos que se creen cazadores
Y qué más da si las ventanas nos observan
Y qué más da si nos señalan con el dedo
Me mantendré firme, seré tu torre de guardia
Mamá, no llores así
Dime, Mamá, no llores por eso
Los demás no saben lo que dicen
Nosotros sabemos que él volverá
Volverá grande, gordo, torpe y tonto
Con su gran boca y su cabello alborotado
Entre dos copas o entre dos tormentas
Volverá como ya ha vuelto antes
Y qué más da si las chismosas te critican
Tú estarás orgullosa de volver a ver a tu peludo
No vale la pena, Mamá, pero ¿eso me concierne?
Si eres feliz, yo no pido más
Mamá, ¿escuchas como yo, dime?
Mamá lo escucho gritar abajo
Tu Jules.