La saison des départs
L'encre est figée, la page est tournée
C'est le moment qu'on ne veut jamais voir
Ce vide immense qui vient s'installer
Une porte qui se ferme dans le noir
Comment retenir ce que l'on sait perdu
Comment faire un pas sans se sentir à nu?
Il n'y a pas de mot digne pour ce silence
Mon cœur est lourd d'une peine que je garde
C'est une étrange et amère délivrance
Ce mur dressé entre toi et ma garde
Le chemin devant n'a pas la même couleur
Mais je n'ai pas le droit de te voler ton heure
Je n'ai pas l'art de ce dernier mot
Celui qui déchire sans faire de bruit
Mais je te donne mon permis d'envol
Ce n'est qu'une saison qui nous est ravie
Les feuilles tombent pour un renouveau
Et demain, le ciel sera moins gris
Tu laisses dans mes jours comme une empreinte
Un souvenir précis que rien ne flouera
N'aie pas peur de la trace de ma plainte
Le temps est un chirurgien, il pansera
Je ne te demande pas de regarder en arrière
Va chercher ta lumière, oublie ma prière
Certaines histoires ne sont que des étoiles filantes
Brillantes, intenses, puis tout à coup absentes
Je respecte le choix de tes pas qui s'éloignent
Je n'ai pas l'art de ce dernier mot
Celui qui déchire sans faire de bruit
Mais je te donne mon permis d'envol
Ce n'est qu'une saison qui nous est ravie
Les feuilles tombent pour un renouveau
Et demain, le ciel sera moins gris
Va. Sans te retourner
La saison des départs est là
Je vais apprendre à respirer
La temporada de despedidas
La tinta está seca, la página se dio vuelta
Es el momento que nunca queremos ver
Ese vacío inmenso que viene a instalarse
Una puerta que se cierra en la oscuridad
¿Cómo retener lo que sabemos que se perdió?
¿Cómo dar un paso sin sentirnos desnudos?
No hay palabras dignas para este silencio
Mi corazón pesa con un dolor que guardo
Es una extraña y amarga liberación
Este muro levantado entre tú y mi resguardo
El camino adelante no tiene el mismo color
Pero no tengo derecho a robarte tu hora
No tengo el arte de esta última palabra
Esa que rasga sin hacer ruido
Pero te doy mi permiso para volar
No es más que una temporada que nos arrebatan
Las hojas caen para un renacer
Y mañana, el cielo será menos gris
Dejas en mis días como una huella
Un recuerdo preciso que nada borrará
No temas la marca de mi lamento
El tiempo es un cirujano, sanará
No te pido que mires hacia atrás
Ve a buscar tu luz, olvida mi oración
Algunas historias son solo estrellas fugaces
Brillantes, intensas, y de repente ausentes
Respeto la elección de tus pasos que se alejan
No tengo el arte de esta última palabra
Esa que rasga sin hacer ruido
Pero te doy mi permiso para volar
No es más que una temporada que nos arrebatan
Las hojas caen para un renacer
Y mañana, el cielo será menos gris
Ve. Sin mirar atrás
La temporada de despedidas está aquí
Voy a aprender a respirar