Le Masque
Le Masque
C'est dans un cinéma
Que tout a commencé
Le hasard a ses lois
Qu'on ne peut détourner
Le ciel était brûlant
En cet été étrange
Les murs étaient suintants
Et je cherchais un ange
Un visage et un corps
o je projetterais
Mes désirs, mes remords
Mes culpabilités
je m'installais ainsi
Dans un fauteuil usé
Qui sentait le moisi
Et la sueur mêlés
Soudain le projecteur
Se mit à ronronner
Et distiller l'horreur
D'un film série B
Des flammes jaillissaient
Sur un bûcher dressé
Et des bourreaux gantés
Venaient s'agenouiller
Avant de torturer
Comme ils savent le faire
Pour Dieu, cet insensé
Des amants et des frères
Tu m'apparus alors
Barbara c'était toi
Plus belle qu'un trésor
Qu'on destine à des rois
Tes yeux hallucinés
Ta bouche maquillée
Venaient me supplier
En un cri déchiré
De repousser le masque
Que l'on voulait clouter
Sur la chair déjà flasque
De sorcière mal-aimée
Qui parlait au démon
La nuit d'envoûtement
Hurlant sa déraison
Sur la couleur du sang
Dont la respiration
Spasmodique et blessée
Comme une malédiction
Venait se consumer
Devant moi ébloui
Qui découvrait les charmes
Sur cet écran sali
Où s'écoulaient les larmes
Que dire encore de toi
Déesse d'épouvante
En qui je crus cent fois
Cette nuit qui me hante
Reparler de tes seins
Et encore de ta peau
Et dire combien tes liens
Me semblèrent les plus beaux
Je ne pus t'approcher
Dans cette obscurité
Et pour pouvoir t'aimer
Alors je m'embarquais
Pour des danses macabres
Où des amants maudits
Se tuent avec des sabres
Et des vierges rougies
Et pour des messes noires
Où des barons vampires
Surgissent de la moire
Pour venir t'accueillir
Mais tu revins point
Barbara, désormais
Ce style était le tien
Tu l'avais emporté
Plus loin que les studios
Dans les villes lointaines
Et moi comme un idiot
Je pleurais sur ma peiner
C'est dans un cinéma
Que tout a commencé
Le hasard a ses toi
Qu'on ne peu détourner
Tu as brûlé ma vie
En passant devant moi
Tu as marqué mes nuits
De mille cris d'effroi
Et quand je me regarde
Dans un miroir le soir
Je souris, je me farde
Aux tons du désespoir
Et je place ton masque
Le masque du démon
Sur mes yeux et mes frasques
Et je bois, et je bois
Et je bois à toit nom…BARBARA
La Máscara
La Máscara
Fue en un cine
Donde todo comenzó
El azar tiene sus leyes
Que no se pueden evitar
El cielo ardía
En ese extraño verano
Las paredes estaban sudorosas
Y yo buscaba un ángel
Un rostro y un cuerpo
Donde proyectaría
Mis deseos, mis remordimientos
Mis culpabilidades
Me acomodé así
En un sillón gastado
Que olía a humedad
Y sudor mezclado
De repente el proyector
Comenzó a zumbar
Y destilar el horror
De una película clase B
Llamas brotaban
En una hoguera levantada
Y verdugos con guantes
Venían a arrodillarse
Antes de torturar
Como saben hacerlo
Por Dios, ese insensato
Amantes y hermanos
Entonces apareciste
Barbara, eras tú
Más hermosa que un tesoro
Destinado a reyes
Tus ojos alucinados
Tu boca maquillada
Venían a suplicarme
En un grito desgarrado
Rechazar la máscara
Que querían clavar
En la carne ya flácida
De bruja mal amada
Que hablaba al demonio
En la noche de hechizo
Gritando su desvarío
Sobre el color de la sangre
Cuya respiración
Espasmódica y herida
Como una maldición
Venía a consumirse
Frente a mí deslumbrado
Que descubría los encantos
En esa pantalla sucia
Donde se deslizaban las lágrimas
¿Qué más decir de ti?
Diosa del terror
En quien creí cien veces
Esta noche que me atormenta
Volver a hablar de tus senos
Y de tu piel otra vez
Y decir cuánto tus lazos
Me parecieron los más bellos
No pude acercarme a ti
En esa oscuridad
Y para poder amarte
Entonces me embarqué
En danzas macabras
Donde amantes malditos
Se matan con sables
Y vírgenes enrojecidas
Y en misas negras
Donde barones vampiros
Surgen de la penumbra
Para venir a recibirte
Pero no regresaste
Barbara, desde entonces
Ese estilo era tuyo
Lo habías llevado
Más allá de los estudios
En ciudades lejanas
Y yo como un idiota
Lloraba por mi dolor
Fue en un cine
Donde todo comenzó
El azar tiene sus leyes
Que no se pueden evitar
Has quemado mi vida
Pasando frente a mí
Has marcado mis noches
Con mil gritos de terror
Y cuando me miro
En un espejo por la noche
Sonrío, me maquillo
En tonos de desesperación
Y coloco tu máscara
La máscara del demonio
En mis ojos y mis travesuras
Y bebo, y bebo
Y brindo por tu nombre... BARBARA