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El Mou del Gato

Jean-louis Murat

Le Mou Du Chat

Quand le passé nous saisit
Dans ces lieux de vague à l'âme
Sous les grands arbres de l'ennui
Une lubie nous enflamme
Se tendent voiles du pêcheur
Dans nos prunelles azurées
Nom de dieu rev'là, rev'là l'heure
De l'emberlificoté

On lit dans le corps des volailles
Dans un hachis parmentier
Au moment le plus select on
On mange le mou du chat
Voyant tout ce qui nous distingue
Distingue des autres oiseaux
Sous les ors de ce bastringue
Oh ba lo ba lo ba lo

Un haut le coeur pour le gazoil
Dans ce siècle enténébré
Au fond de la boue impalpable
On voyage autour d'un chapeau
Je t'aime, est-ce que ça te regarde
Je vois les choses de mon lit
Mon ruisseau tarit l'océan
Bah, tant pis, tant pis, tant pis

Aussi bleue qu'est bleue cette mer
Où la mort nous viendra
J'entends déjà morne langueur
Dans toute excitante voix
Au train où va votre folie
Faudra-t-il vous piquer
Autant c'était joli joli
Ce ronron des attardés

Car dès lors comme on chante
Dans la plaine tous les ans
Le moujik a eu son heure mais
Mais a fait peur aux enfants
Fraiseuse, broyeuse, aplanisseuse
Au gosier de l'animal
Pense à ces milliards d'exemplaires
Et touche plus au mou du chat

Dans mon esprit chants délirants
Accourent pour me soutenir
Au cadavre rose et charmant
Je cours chercher de l'eau
Tatiana reprends des couleurs
Sous ses fourrures ses colliers
Et me v'là dans toutes ces vapeurs
Tout emberlificoté

Pris dans cette humeur vagabonde
Qui me vient d'outre-océan
Aux premiers frissons de l'homme
J'imite le cri du paon
Mais ouf, une odeur de narcisse
Me reprend l'âme et le corps
A la mesure de l'envie
Ah ben là, d'accord, d'accord

El Mou del Gato

Cuando el pasado nos atrapa
En estos lugares de nostalgia
Bajo los grandes árboles del aburrimiento
Una locura nos enciende
Se tienden las velas del pescador
En nuestras pupilas azules
¡Por Dios, ahí viene, ahí viene la hora!
Del embrollo

Leemos en el cuerpo de las aves
En un pastel de carne
En el momento más selecto
Comemos el mou del gato
Viendo todo lo que nos distingue
Distingue de otros pájaros
Bajo los dorados de este bullicio
Oh ba lo ba lo ba lo

Un nudo en el estómago por el diésel
En este siglo tenebroso
En el fondo del barro impalpable
Viajamos alrededor de un sombrero
Te amo, ¿acaso te importa?
Veo las cosas desde mi cama
Mi arroyo seca el océano
Bah, qué pena, qué pena, qué pena

Tan azul como es azul este mar
Donde la muerte nos vendrá
Ya escucho la morosa languidez
En toda voz excitante
Al ritmo de tu locura
¿Tendremos que inyectarte?
Tanto era bonito, bonito
Ese ronroneo de los rezagados

Porque desde entonces como se canta
En la llanura todos los años
El mujik tuvo su hora pero
Pero asustó a los niños
Fresadora, trituradora, alisadora
En la garganta del animal
Piensa en esos miles de ejemplares
Y no toques más el mou del gato

En mi mente cantos delirantes
Acuden para apoyarme
Al cadáver rosa y encantador
Voy a buscar agua
Tatiana recupera colores
Bajo sus pieles y collares
Y aquí estoy en todas estas vapores
Todo embrollado

Atrapado en este humor vagabundo
Que me viene de ultramar
A los primeros escalofríos del hombre
Imito el grito del pavo real
Pero uf, un olor a narciso
Me retoma el alma y el cuerpo
A la medida del deseo
Ah bueno, de acuerdo, de acuerdo

Escrita por: Jean-Louis Murat