Flow, my tears
Flow, my tears, fall from your springs!
Exiled for ever, let me mourn;
Where night's black bird her sad infamy sings,
There let me live forlorn.
Down vain lights, shine you no more!
No nights are dark enough for those
That in despair their lost fortunes deplore.
Light doth but shame disclose.
Never may my woes be relieved,
Since pity is fled;
And tears and sighs and groans my weary days
Of all joys have deprived.
From the highest spire of contentment
My fortune is thrown;
And fear and grief and pain for my deserts
Are my hopes, since hope is gone.
Hark! you shadows that in darkness dwell,
Learn to contemn light
Happy, happy they that in hell
Feel not the world's despite.
Coule, mes larmes
Coule, mes larmes, tombe de tes sources !
Exilé pour toujours, laisse-moi pleurer ;
Là où l'oiseau noir de la nuit chante sa triste infamie,
Là, laisse-moi vivre dans le désespoir.
Laissez les lumières vaines, ne brillez plus !
Aucune nuit n'est assez sombre pour ceux
Qui dans le désespoir pleurent leurs fortunes perdues.
La lumière ne fait que dévoiler la honte.
Jamais mes malheurs ne seront soulagés,
Puisque la pitié s'est enfuie ;
Et larmes, soupirs et gémissements de mes jours fatigués
M'ont privés de toutes joies.
Du plus haut sommet du contentement
Ma fortune a été jetée ;
Et la peur, la tristesse et la douleur pour mes mérites
Sont mes espoirs, puisque l'espoir est parti.
Écoutez ! vous ombres qui habitez dans l'obscurité,
Apprenez à mépriser la lumière.
Heureux, heureux ceux qui en enfer
Ne ressentent pas le mépris du monde.