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C'est étrange... Ah, peut-être lui... Toujours libre

Joseph Calleja

È Strano... Ah, Fors'è Lui... Sempre Libera

È strano! È strano!
In core scolpiti ho quegli accenti!
Sarìa per me sventura un serio amore?
Che risolvi, o turbata anima mia?
Null'uomo ancora t'accendeva
Oh, gioia
ch'io non conobbi
esser amata amando!
E sdegnarla poss'io
per l'aride follie dei viver mio?

Ah, fors'è lui che l'anima
solinga ne' tumulti
godea sovente pingere
de' suoi colori occulti
Lui, che modesto e vigile
all'egre soglie ascese
e nuova febbre accese
destandomi all'amor!
A quell'amor ch'è palpito
dell'universo intero
misterioso, altero
croce e delizia al cor!

Follie! Delirio vano è questo!
Povera donna, sola, abbandonata
in questo popoloso deserto
che appellano Parigi
che spero or'più?
Che far degg'io?
Gioire!
Di voluttà ne' vortici perir!
Gioir'!

Sempre libera degg'io
folleggiare di gioia in gioia
vo' che scorra il viver mio
pei sentieri del piacer
nasca il giorno, o il giorno muoia
sempre lieta ne' ritrovi
a diletti sempre nuovi
dee volare il mio pensier

Follie! Follie delirio vano e' questo!
Povera donna, sola, abbandonata
in questo popoloso deserto
che appellano Parigi
che spero or' piu'?
che far degg'io!
Gioire!
Di volutta' nei vortici perire

Sempre libera degg'io
folleggiare di gioia in gioia
vo' che scorra il viver mio
pei sentieri del piacer
nasca il giorno, o il giorno muoia
sempre lieta ne' ritrovi
a diletti sempre nuovi
dee volare il mio pensier

C'est étrange... Ah, peut-être lui... Toujours libre

C'est étrange ! C'est étrange !
Dans mon cœur, je porte ces accents !
Serait-ce pour moi un malheur qu'un amour sérieux ?
Que résous-tu, ô mon âme troublée ?
Aucun homme ne t'a encore enflammée
Oh, joie
que je n'ai pas connue
être aimée en aimant !
Et puis-je la mépriser
pour les folies arides de ma vie ?

Ah, peut-être c'est lui que l'âme
solitaire dans les tumultes
aimait souvent à peindre
avec ses couleurs cachées.
Lui, qui modeste et vigilant
aux seuils tristes s'est élevé
et a allumé une nouvelle fièvre
me réveillant à l'amour !
À cet amour qui est le battement
de l'univers entier
mystérieux, fier
croix et délice du cœur !

Folies ! Ce délire est vain !
Pauvre femme, seule, abandonnée
dans ce désert peuplé
qu'ils appellent Paris.
Que puis-je espérer maintenant ?
Que dois-je faire ?
Jouir !
Périr dans les tourments de la volupté !
Jouir !

Toujours libre, je dois
folâtrer de joie en joie.
Je veux que ma vie s'écoule
sur les chemins du plaisir.
Que le jour naisse, ou que le jour meure,
toujours joyeuse dans les retrouvailles
à des plaisirs toujours nouveaux
mon esprit doit s'envoler.

Folies ! Folies, ce délire est vain !
Pauvre femme, seule, abandonnée
dans ce désert peuplé
qu'ils appellent Paris.
Que puis-je espérer maintenant ?
Que dois-je faire ?
Jouir !
Périr dans la volupté des tourments.

Toujours libre, je dois
folâtrer de joie en joie.
Je veux que ma vie s'écoule
sur les chemins du plaisir.
Que le jour naisse, ou que le jour meure,
toujours joyeuse dans les retrouvailles
à des plaisirs toujours nouveaux
mon esprit doit s'envoler.

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