Hurle Le Vent
Je m'en allai par les champs d'automne
Je m'en allai pour ma dame un veau chercher
Et pour son âme l'indulgence de Rome
Chez monsieur le curé un voeu enregistrer
D'un sac en chanvre que l'on attache ferme
De la bête, la tête seule dépassait
En cette prison, cette vallée de larmes
La vraie croyance comme un fanal apparaît
Pour qu'à son sort au plus vite il se fasse
On entreprit de mettre veau à vache
La mère Église dans sa clémence embrasse
L'enfant prodigue qui au troupeau se rattache
Mais de l'étable par la porte entrouverte
Allégrement prit poudre d'escampette
Qui des ronces la présence ne déconcerte
La rose vierge fera sous peu la conquête
À l'orée de la sombre érablière
Son ombre dansante eut sitôt disparu
Priez St-Jude que la divine lumière
Ait dans son coeur bientôt réapparu
Dimanche matin, après maintes recherches
Tout dénudé, son crâne on retrouva
Et de sa chaire le bon curé nous prêche
Faible de chair jamais la foi n'aura
Aullido del Viento
Me fui por los campos de otoño
Me fui a buscar un ternero para mi dama
Y por su alma, la indulgencia de Roma
En casa del cura registrar un voto
Con un saco de cáñamo bien atado
De la bestia, solo sobresalía la cabeza
En esta prisión, este valle de lágrimas
La verdadera creencia aparece como un faro
Para que su destino se cumpla lo antes posible
Se intentó convertir al ternero en vaca
La madre Iglesia en su clemencia abraza
Al hijo pródigo que se une al rebaño
Pero de la cuadra por la puerta entreabierta
Escapó alegremente
A las espinas no les desconcierta su presencia
La rosa virgen pronto conquistará
En el borde del oscuro bosque de arces
Su sombra danzante desapareció pronto
Ruega a San Judas que la divina luz
Pronto aparezca en su corazón de nuevo
El domingo por la mañana, después de muchas búsquedas
Encontramos su cráneo desnudo
Y desde su púlpito el buen cura nos predica
La fe nunca será débil en la carne