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La Extraña Experiencia de lo Desigual

Keren Ann

L'expérience Étrange De L'inégal

Montre-moi cette chose invisible de l'autre côté de la porte
Je veux connaître la matière grise
Les non-dits, les non-vus qui t'emportent
Chante-moi cet air inconnu magnifiquement répétitif
Puisque moi, tu m'as sans retouches
Sans secrets, sur le vif

Je ne sais plus quoi chercher dans ton rationalisme morbide
Ni quoi rêver dans la masse cachée
Celle qui comble le vide
Ce petit feu qui te met en colère qui te mord, qui te ronge
Je connais bien son goût amer
Le fameux goût du mensonge

Face à la mer
Je peux comprendre
J'ai ni colère
Ni sac, ni cendre
Autant se rendre
Face à la mer
Face à la mer

Je connais le vertige, le frisson de tes amours périssables
Mais j'ignore qui est l'homme qui vient s'asseoir
Tous les soirs à ma table
Ces blondes, ces brunes, ces rousses qui n'valent pas que de l'air
Puisque c'est grâce à elles que tu fais de moi
Une femme ordinaire

C'est donc ça, peut-être l'expérience étrange de l'inégal
Jusqu'au jour où ça brûle, ça tord
Ça trahit, ça fait mal
C'est donc ça, peut-être l'expérience exquise de l'amour parfait
Jusqu'au jour où ça freine, ça stagne
Ça épuise, ça fait chier

Face à la mer
Je peux comprendre
J'ai ni colère
Ni sac, ni cendre
Autant se rendre
Face à la mer
Face à la mer

Face à la mer
Je peux comprendre
J'ai ni colère
Ni sac, ni cendre
Autant se rendre
Face à la mer
Face à la mer

La Extraña Experiencia de lo Desigual

Muéstrame esa cosa invisible del otro lado de la puerta
Quiero conocer la materia gris
Los no dichos, los no vistos que te llevan
Cántame esa melodía desconocida, maravillosamente repetitiva
Ya que a mí, me has dejado sin retoques
Sin secretos, al natural

No sé qué buscar en tu racionalismo mórbido
Ni qué soñar en la masa oculta
Esa que llena el vacío
Ese pequeño fuego que te enoja, que te muerde, que te roe
Conozco bien su sabor amargo
El famoso sabor de la mentira

Frente al mar
Puedo entender
No tengo ira
Ni bolsa, ni ceniza
Es mejor rendirse
Frente al mar
Frente al mar

Conozco el vértigo, el escalofrío de tus amores efímeros
Pero ignoro quién es el hombre que viene a sentarse
Todas las noches a mi mesa
Esas rubias, esas morenas, esas pelirrojas que no valen solo por su aire
Ya que es gracias a ellas que tú haces de mí
Una mujer ordinaria

¿Es esto, tal vez, la extraña experiencia de lo desigual?
Hasta el día en que quema, se retuerce
Traiciona, duele
¿Es esto, tal vez, la exquisita experiencia del amor perfecto?
Hasta el día en que frena, se estanca
Agota, molesta

Frente al mar
Puedo entender
No tengo ira
Ni bolsa, ni ceniza
Es mejor rendirse
Frente al mar
Frente al mar

Frente al mar
Puedo entender
No tengo ira
Ni bolsa, ni ceniza
Es mejor rendirse
Frente al mar
Frente al mar

Escrita por: Luka Philipsen