Shaban
Ces hypocrites démocrates, j'peux plus me les voir
Assassins en costard cravates, j'peux plus les croire
Voir leur monde tel qu'il est, dans les yeux d'un palestinien
La paix dans la bouche mais beaucoup de sang sur les mains
Deux poids, deux mesures, donneur de leçon
Quand ils parlent de droit de l'homme
Ils te parlent que d'hommes blancs
Les autres peuvent bien crever par centaines, par milliers
Tu les verras jamais se lever si y a rien à piller
Leur parole sont gravées, leur actes témoignent
Ils réclament un cessez le feu mais fournissent des armes
Tu trouveras pas plus hypocrite, mesquin, cynique
Des tueurs d'enfants dans des costumes d'humaniste
Mensonge et censure, déclaration et posture
Adepte du double langage, du deux poids deux mesures
Les mêmes qui faisaient la chasse à ceux qui ne se sentaient par Charlie
Interdisent à Zineb de s'émouvoir pour les Gazaouis
Punition collective, culte de la vengeance
Ils parlent de terrorisme mais jamais de résistance
Guerre des mots, colonisation rhétorique
1984 n'a plus rien de dystopique
On n'a plus le droit de s'offenser
Plus de mot pour se prononcer, endoctriné d'puis lycée
On nous sert du prête à non penser
Leur journalistes: Des procureurs qui ont délaissé la raison
Perdu la boussole du cœur
Ils provoquent des famines, bombardent des ambulances
Nous crachent à la figure, insultent notre intelligence
Un enfant s'effondre sous les tires d'un sniper
D'une balle en plein cœur, ils appellent ça une erreur
Feu sur les Casques Bleus et que personne ne s'en mêle
Soutien inconditionnel
L'armée dite la plus morale
Celle qui piétine c'qu'ils nomment le droit international
Assassine des journalistes pour avoir les mains libre
C'est fou comme la mort leur donne le goût de vivre
Les médias n'informent plus mais relaient la propagande
Les as-tu entendu dire que l'oppresseur à le droit d'se défendre
Leur monde me dégoute, leur hypocrisie me déroute
J'ai peur de ne plus revoir ces visages aimant à Beyrouth
Les mêmes qui faisaient la chasse à ceux qui ne se sentaient par Charlie
Interdisent à Zineb de s'émouvoir pour les Gazaouis
Hello, I'm Shaban from Palestine
I'm a student in computer system engineering
I was displaced from the north to the south under occupation threats
Il y a des silences fautifs
Shaban est mort brulé vif
Quelques lignes dans leur journaux
Ils ont plus de compassion pour les animaux
J'aurais aimé le rencontrer
On avait peut être plein de chose à se raconter
J'me demande ce qu'il le faisait sourire
Mais je sais ce qu'il l'a fait mourir
Peut être que Shaban avait des projets
Peut être que Shaban avait des espoirs
Peut être que Shaban rêvait de paix
Je sais que Shaban vivait mes cauchemars
Peut être que Shaban était amoureux
Des questions plein la tête, peut être qu'il était curieux
Peut être que Shaban était doux et tendre
Peut être que Shaban se voyait faire un jour le tour du monde
Peut être que Shaban était un artiste
Peut être que Shaban était un utopiste
Difficile de l'être quand chaque jour la mort vous frôle
Mais si ça se trouve Shaban était drôle
Shaban était Palestinien
Mais Shaban était un être humain
Shaban prenait soin des siens
Shaban était le fils de quelqu'un
Quelque part quelqu'un le pleure
Quelqu'un regrette sa voix et son odeur
Les flammes de leur mal se rependent
Ils ont réduit son avenir en cendre
Shaban
Esos hipócritas demócratas, ya no los puedo ver
Asesinos en traje y corbata, ya no los puedo creer
Ver su mundo tal como es, en los ojos de un palestino
La paz en la boca pero mucha sangre en las manos
Dos pesos, dos medidas, dando lecciones
Cuando hablan de derechos humanos
Solo mencionan a hombres blancos
Los demás pueden morir por cientos, por miles
Nunca los verás levantarse si no hay nada que saquear
Sus palabras están grabadas, sus actos lo demuestran
Piden un alto al fuego pero proveen armas
No encontrarás a nadie más hipócrita, mezquino, cínico
Asesinos de niños en trajes de humanistas
Mentira y censura, declaraciones y posturas
Adeptos del doble lenguaje, del dos pesos, dos medidas
Los mismos que cazaban a quienes no se sentían Charlie
Prohíben a Zineb conmoverse por los de Gaza
Castigo colectivo, culto a la venganza
Hablan de terrorismo pero nunca de resistencia
Guerra de palabras, colonización retórica
1984 ya no tiene nada de distópico
Ya no tenemos derecho a ofendernos
Sin palabras para pronunciarnos, adoctrinados desde el liceo
Nos sirven un 'listo para no pensar'
Sus periodistas: fiscales que han abandonado la razón
Perdieron la brújula del corazón
Provocan hambrunas, bombardean ambulancias
Nos escupen en la cara, insultan nuestra inteligencia
Un niño se desploma bajo los disparos de un francotirador
Con una bala en el corazón, ellos llaman eso un error
Fuego sobre los Cascos Azules y que nadie se meta
Apoyo incondicional
El ejército llamado el más moral
Ese que pisotea lo que ellos llaman derecho internacional
Asesina periodistas para tener las manos libres
Es increíble cómo la muerte les da ganas de vivir
Los medios ya no informan, solo retransmiten propaganda
¿Los has oído decir que el opresor tiene derecho a defenderse?
Su mundo me repugna, su hipocresía me confunde
Temo no volver a ver esos rostros amados en Beirut
Los mismos que cazaban a quienes no se sentían Charlie
Prohíben a Zineb conmoverse por los de Gaza
Hola, soy Shaban de Palestina
Soy estudiante de ingeniería en sistemas computacionales
Fui desplazado del norte al sur bajo amenazas de ocupación
Hay silencios culpables
Shaban murió quemado vivo
Unas líneas en sus periódicos
Tienen más compasión por los animales
Me hubiera gustado conocerlo
Quizás teníamos muchas cosas que contarnos
Me pregunto qué lo hacía sonreír
Pero sé qué lo hizo morir
Quizás Shaban tenía proyectos
Quizás Shaban tenía esperanzas
Quizás Shaban soñaba con la paz
Sé que Shaban vivía mis pesadillas
Quizás Shaban estaba enamorado
Preguntas en la cabeza, quizás era curioso
Quizás Shaban era dulce y tierno
Quizás Shaban se imaginaba un día dando la vuelta al mundo
Quizás Shaban era un artista
Quizás Shaban era un utopista
Difícil serlo cuando cada día la muerte te roza
Pero si se da, quizás Shaban era gracioso
Shaban era palestino
Pero Shaban era un ser humano
Shaban cuidaba de los suyos
Shaban era el hijo de alguien
En algún lugar alguien lo llora
Alguien extraña su voz y su olor
Las llamas de su dolor se esparcen
Han reducido su futuro a cenizas