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Espejo (part. Soprano)

La Fouine

Miroir (part. Soprano)

Cheh
Biggie Jo on the beat
Gang

Les keufs frappent à 6 heures, le four ouvre à minuit, les p'tits livrent en Cooper, ça rafale la Mini
Ça t'allume pour deux lignes, y a des tireurs d'élite, un coup d'fil, j'déplace plus d'humains qu'à New Delhi
Délits, des délits, des délits, des délits, un gun sur le front et ça réclame des délais
Un kilo d'zipette, c'est livré en drone, là-celle, son bodycount, c'est deux Vélodrome
Y a d'la tana sur l'cuir alcantara, t'as donné dеs tuyaux donc normal qu'on t'arrose
Normal qu'on t'arrose, cettе année, c'est Saint-Valentin, sur l'terrain, tu peux garder toutes tes roses
Numéro d'SIRET, l'argent, il est blanchi, le cœur, il est noirci, j'ai des gars à Noisy
Vingt piges que j'suis sur la feuille de match, j'comptais mes clients sur les feuilles de maths
Mes soldats aiment la mort comme vous aimez la vie, d'vant l'inspecteur, j'donne jamais mon avis
Combien d'humains s'font fumer chaque jour pour un four qui tourne à twenty K par jour?
Ils sont démodés comme une Ferragamo, dans ma wishlist: Offrir à mère un gamos
On garde le sang-froid quand les guetteurs crient, y a quelques shooters, quelques Draymond Green

Encore des larmes, encore une mère, encore un parloir, encore un enterrement
C'est pas du Netflix, ça, c'est la vie que beaucoup vivent réellement
Chez moi, j'ai rendu riche tellement d'avocats et je ne compte plus les Salat Janaza
Les larmes de mes tantes sur ma NorthFace sont beaucoup trop lourdes pour moi
Comprends, Laouni, que j'ai mal quand les p'tits me disent qu'ils veulent être armés comme dans nos clips
Ici, la violence est un serpent qui se mord la queue car ici on est jamais quittes
On parle de rue, ça fait rêver ces bourgeois qui fantasment nos HLM
On glorifie c'qui fait pleurer nos mères alors qu'on crie partout qu'on les aime
C'est pas comme si elles avaient la vie facile entre salaires minables et les sales racistes
À elles seules, elles résistent aux épreuves de la vie en élevant des gosses au milieu d'un asile
On n'a pas grandi dans la soie, on fuck le système je le conçois
Mais parfois j'nous écoute et j'me dis qu'on est devenus c'que les fachos voulaient qu'on soit
J'parle de la vraie vie, j'parle pas de streams ni de rotations
J'aime le rap sale mais c'temps-ci, trop de p'tits frères à la morgue ou en prison
Ceux qui le vivent au quotidien comprennent ma douleur et ma pudeur
Laouni, désolé, mais j'en avais trop sur le cœur, M'Baba
Laouni, désolé, mais j'en avais trop sur le cœur

Espejo (part. Soprano)

Cheh
Biggie Jo en el ritmo
Pandilla

Los polis tocan a las 6, el horno abre a medianoche, los chicos entregan en Cooper, disparan desde la Mini
Te prenden con dos líneas, hay francotiradores, una llamada, muevo más humanos que en Nueva Delhi
Delitos, delitos, delitos, delitos, un arma en la frente y piden más tiempo
Un kilo de hierba, se entrega en dron, esa, su conteo de cuerpos, son dos Vélodromos
Hay cuero alcántara, diste información, así que es normal que te mojen
Normal que te mojen, este año es San Valentín, en el terreno, puedes quedarte con todas tus rosas
Número de SIRET, el dinero está lavado, el corazón está ennegrecido, tengo gente en Noisy
Veinte años en la lista de juego, contaba a mis clientes en las hojas de matemáticas
Mis soldados aman la muerte como ustedes aman la vida, frente al inspector, nunca doy mi opinión
¿Cuántos humanos son fumigados cada día por un horno que gira a veinte K por día?
Están pasados de moda como una Ferragamo, en mi lista de deseos: regalarle a mamá un gamos
Mantenemos la calma cuando los vigías gritan, hay algunos tiradores, algunos Draymond Green

Más lágrimas, otra madre, otra visita, otro entierro
No es Netflix, esto es la vida que muchos viven realmente
En mi casa, hice ricos a tantos abogados y ya no cuento las Salat Janaza
Las lágrimas de mis tías sobre mi NorthFace son demasiado pesadas para mí
Entiende, Laouni, que me duele cuando los chicos me dicen que quieren estar armados como en nuestros clips
Aquí, la violencia es una serpiente que se muerde la cola porque aquí nunca estamos a mano
Hablamos de la calle, eso hace soñar a estos burgueses que fantasean con nuestros HLM
Glorificamos lo que hace llorar a nuestras madres mientras gritamos por todas partes que las amamos
No es como si tuvieran la vida fácil entre sueldos miserables y los racistas de mierda
Ellas solas resisten las pruebas de la vida criando niños en medio de un asilo
No crecimos en seda, jodemos el sistema, lo reconozco
Pero a veces me escucho y me digo que nos hemos convertido en lo que los fachos querían que fuéramos
Hablo de la vida real, no hablo de streams ni de rotaciones
Me gusta el rap sucio, pero últimamente, demasiados hermanitos en la morgue o en prisión
Los que lo viven a diario entienden mi dolor y mi pudor
Laouni, lo siento, pero tenía demasiado en el corazón, M'Baba
Laouni, lo siento, pero tenía demasiado en el corazón