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Las caravanas

La Rue Kétanou

Les caravanes

C'est à la manière un peu gitane
Qu'il caravane sa vie constamment
Alors il n'allait pas oublier
Celle qui pendant des années
Lui murmurait : " je continue
Jusqu'à recontinuer "

La rue c'est elle qui l'a élevé
Il y jouait au foot et au pavé
Pas manqué elle a vu ses genoux s'écorcher
Et les mobylettes changer de couleur
Sous la main du voleur
Et c'est par coeur qu'il la connaissait
Et c'est par peur d'y rester qu'il en cueillait
Les portefeuilles mûrs des passants
Les portefeuilles trop mûrs des passants pressés

{Refrain:}
En attendant les caravanes
Et que toutes les fleurs se fanent
Quand toutes les guitares de l'Espagne
Se mettent à chanter sur son passage
Un accordéon en attelage
Et la grosse caisse pour les rouages
Et sa chanson en paysage

C'est à la manière un peu brigane
Qu'il exhibe ses histoires sur le trottoir
Déballant son stand de mémoire
Pour que tous les jours se racontent de nouveau
Il était une foire

Et se glissant dans les oreilles en réanimation
Les badauds s'arrêtant à l'écoute
De cette unique attraction
Et toi va donc ouvrir les portes de l'imagination
Mme Machin est en prison quand Mr Truc
a perdu son pelochon
Quand certains comptent leurs millions
Lui conte ses histoires de son balcon

{au Refrain}

Il va bien falloir qu'elle se magne
Car il n'y a pas d'histoire
Et toujours pas de caravanes
Le ciel seul le sait que l'on pourrait
Reprendre ce qu'ils étaient
Et en bouffer des rues de routes
Des frontières de campagne
Devaler tout droit jusqu'à l'horizon

En déployant les cris et les ailes qui vont
A l'abordage des lèvres de leur visage
Marier la vie et ses voyages
Les cieux en parrainage

Et pour de bon prendre ces caravanes
Pour nous conduire hors de la ville et de ses marges

{au Refrain}

Las caravanas

Es de manera un poco gitana
Que él caravana su vida constantemente
Así que no iba a olvidar
A aquella que durante años
Le susurraba: 'sigo adelante
Hasta volver a empezar'

La calle fue quien lo crió
Jugaba al fútbol y al empedrado
No falló, ella vio sus rodillas rasparse
Y las motocicletas cambiar de color
Bajo la mano del ladrón
Y era de memoria que la conocía
Y era por miedo a quedarse que recolectaba
Las billeteras maduras de los transeúntes
Las billeteras demasiado maduras de los transeúntes apurados

{Estribillo:}
Esperando las caravanas
Y que todas las flores se marchiten
Cuando todas las guitarras de España
Comienzan a cantar a su paso
Un acordeón enganchado
Y el bombo para los engranajes
Y su canción como paisaje

Es de manera un poco bribona
Que exhibe sus historias en la acera
Desplegando su puesto de memoria
Para que cada día se cuenten de nuevo
Era una feria

Y deslizándose en los oídos en reanimación
Los curiosos se detienen a escuchar
Esta única atracción
Y tú ve a abrir las puertas de la imaginación
La Sra. Tal está en la cárcel cuando el Sr. Cual
perdió su almohada
Cuando algunos cuentan sus millones
Él cuenta sus historias desde su balcón

{Repetir Estribillo}

Tendrá que darse prisa
Porque no hay historia
Y aún no hay caravanas
Solo el cielo sabe que podríamos
Recuperar lo que eran
Y devorar las calles de caminos
Las fronteras del campo
Descender directo hacia el horizonte

Desplegando los gritos y las alas que van
Al abordaje de los labios de sus rostros
Unir la vida y sus viajes
Los cielos como padrinos

Y de una vez por todas tomar esas caravanas
Para llevarnos fuera de la ciudad y sus márgenes

{Repetir Estribillo}

Escrita por: Mourad Musset / Olivier Leite