Je Suis Une Bande Ethnique à Moi Tout Seul
Les journeaux disent vrai, les phylosophes aussi
Je suis l'ennemi juré du rayonnement de la francophilie,
j'heberge trois tribue Massaï sous mon lit
Dont les mioches on appris à fondre sur Paris
A l'arrivée des beaux jours, pour célebrer le printemps
Aux premières manif' d'étudiants j'accours
Méfiez-vous de mes enfants ont les a exclus du ciel
et comme les anges les demons ont des ailes
Je suis une bande ethnique à moi tout seul,
c'est écrit sur ma gueule.
Voyou, barbar, intégriste, casseur, terrorist, salopard, sauvageon.
Est-ce que le compte est bon?
Toujours à quarente mille
Quand les rats sortent des bidonvilles et des bidons d'huile.
C'est trois équipes de télé tout au plus.
Cameras au poing...qui m'attendent à l'arret de bus.
Qui sont les vraies stars du JT ?
Les gentils condés ou les grands méchants noirs,
il va falloir s'décider.
Car mon casier judiciaire a l'horreur du vide
Un peu comme moi d'ailleurs qu'y a-t-il de bizarroide
Je suis une bande ethnique a moi tout seul
Regarde! c'est écrit sur ma gueule
Un cordon sanitaire dresser autour de mon CV
Il y a d'quoi s'enerver
A moi tout seul, je suis une bande ethnique
Egorgeur de bêtes à poils laineux, la lame passée au feu.
Sale tic à jurer à tout bout de champs,
Pour des broutilles ou sur l'honneur de ses parents.
Noms, prénoms claquent au fond de la gorge.
De sorte que la B.A.C. t'aime à bras les corps.
Alors qu'elle lorgne sur le coffre, les tracs y traînent.
Manifs contre le maire, le (misère) invite le (mauvais oeil)
Et je ramenne toute ma culture de gâteaux rebeus.
A ( l'aïd), vas-y partage, fait pas le varcreu
Et le cheveu (rêche) qui affole la signalétique,
Affiche ma bande éthnique
Toujours ce regard aussi noir que méfiant, non pas du genre fuyant,
mais plutôt horrifiant.
J'ai ces doigts, ces mains qui marchandent, qui prennent qui baffent
mais jamais ne demande.
Sans compter cette grande gueule, je suis bon qu'a jacter,brailler,
pialler, insulter, becter, et ces pieds qui ont couvert de la distance,
obligé de courir encore plus vite que les flics,
je pense avoir ce cocktail du parfait Moricaud,
pour m'écarter des clichés topicaux, banania, oui bwana
C'est comme ils veulent,
je suis une bande ethnique à moi tout seul.
Soy una banda étnica por mi cuenta
Los periódicos dicen la verdad, los filósofos también
Soy el enemigo jurado del esplendor de la francofilia,
Alojo tres tribus Massaï debajo de mi cama
Cuyos niños han aprendido a atacar París
Con la llegada de los días hermosos, para celebrar la primavera
En las primeras manifestaciones estudiantiles, acudo
Cuidado con mis hijos, los han excluido del cielo
Y como los ángeles, los demonios tienen alas
Soy una banda étnica por mi cuenta,
está escrito en mi cara.
Maleante, bárbaro, integrista, alborotador, terrorista, desgraciado, salvaje.
¿Está la cuenta correcta?
Siempre a cuarenta mil
Cuando las ratas salen de los barrios marginales y de los bidones de aceite.
Son solo tres equipos de televisión como máximo.
Cámaras en mano... esperándome en la parada de autobús.
¿Quiénes son las verdaderas estrellas del noticiero?
¿Los amables policías o los grandes malvados negros,
habrá que decidirlo?
Porque mi expediente judicial tiene el horror del vacío
Un poco como yo, de hecho, ¿qué hay de extraño?
Soy una banda étnica por mi cuenta
¡Mira! está escrito en mi cara
Un cordón sanitario levantado alrededor de mi currículum
Hay motivos para enojarse
Por mi cuenta, soy una banda étnica
Degollador de bestias de lana, la hoja pasada por el fuego.
Mal hábito de jurar a cada rato,
Por nimiedades o en honor a sus padres.
Nombres, apellidos resuenan en lo profundo de la garganta.
De modo que la B.A.C. te ama con los brazos abiertos.
Mientras ella echa un vistazo al maletero, los rastros se arrastran.
Manifestaciones contra el alcalde, la (miseria) invita al (mal de ojo)
Y traigo toda mi cultura de pasteles árabes.
En (el Eid), ve, comparte, no seas tacaño
Y el cabello (áspero) que desconcierta la señalética,
Muestra mi banda étnica
Siempre esa mirada tan negra como desconfiada, no del tipo evasivo,
sino más bien aterradora.
Tengo estos dedos, estas manos que regatean, que toman, que abofetean
pero nunca piden.
Sin mencionar esta gran boca, solo soy bueno para hablar, gritar,
lloriquear, insultar, comer, y estos pies que han recorrido distancia,
obligado a correr aún más rápido que los policías,
creo tener este cóctel del perfecto Moricaud,
para alejarme de los clichés tópicos, banania, sí bwana
Es como quieran,
soy una banda étnica por mi cuenta.