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La amistad es cuando no tienes novia

Serge Lama

L'amitié, c'est quand on n'a pas d'fille

L'amitié, c'est quand on n'a pas d'fille
Et qu'on en veut aux amoureux.
L'amitié, c'est quand on perd ses billes,
Et comme il est trop grand le lit,
On va dehors pour se le faire plus petit.

Alors on sort avec
Tous les paumés, tous les pauv' mecs,
Tous les vaincus du passionnel,
Tous les cocus professionnels.

On s'fait des copains qu'on n'aime pas,
On ferme tous les bars-tabac,
On s'arrache la peau du coeur,
Paris s'éveille, il est cinq heures.

Dehors vapeurs, cambouis,
On a le coeur qui fuit.

L'amitié, c'est quand on n'a pas d'fille,
Et qu'on en veut aux gens heureux.
L'amitié, c'est quand c'est l'noir qui brille,
Et comme il est trop plein le coeur,
On l'met dehors,
pour faire le vide à l'intérieur.

Alors on traîne avec
La vestiaire de la discothèque,
Au bout du troisième whisky,
On rentre avec le travesti.

On s'fait des nuits blanches salies,
On prend des risques,
On s'dit tant pis,
on s'dit tant mieux,
Même si j'en meurs,
j'aurai plus jamais mal au coeur.

Alors vapeurs, alcool,
On a le coeur qui colle.

C'est pitié, tant d'amour en guenilles,
Car, l'amitié, la seule, la vraie,
Ca s'appelait nous... quand tu m'aimais.

La amistad es cuando no tienes novia

La amistad es cuando no tienes novia
Y estás resentido con los enamorados.
La amistad es cuando pierdes tus canicas,
Y como la cama es demasiado grande,
Salimos afuera para hacerla más pequeña.

Entonces salimos con
Todos los perdedores, todos los chicos pobres,
Todos los vencidos en el amor,
Todos los cornudos profesionales.

Nos hacemos amigos que no nos gustan,
Cerramos todos los bares-tabaco,
Nos arrancamos la piel del corazón,
París despierta, son las cinco.

Afueras vapores, grasa,
Tenemos el corazón que escapa.

La amistad es cuando no tienes novia,
Y envidias a la gente feliz.
La amistad es cuando es la oscuridad la que brilla,
Y como el corazón está demasiado lleno,
Lo sacamos afuera,
para hacer espacio adentro.

Entonces andamos con
El guardarropa de la discoteca,
Al final del tercer whisky,
Regresamos con el travesti.

Nos hacemos noches en blanco manchadas,
Tomamos riesgos,
Nos decimos qué más da,
nos decimos qué bueno,
Aunque muera,
nunca más tendré dolor en el corazón.

Entonces vapores, alcohol,
Tenemos el corazón pegajoso.

Es una lástima, tanto amor en harapos,
Porque, la amistad, la única, la verdadera,
Se llamaba nosotros... cuando me amabas.

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