La nostalgie d'un harem
J'ai la nostalgie des harems
De Byzance à Jérusalem
Maudite soit l'ère chrétienne
Qui m'a volé ma file indienne
De femmes sur mes reposoirs
J'en ai tant vu de ces berbères
Arborant des sourires voilés
Par des couturiers entoilés
Pour plaire, plaire, plaire, plaire
Leurs yeux de chiens battus, fidèles
Espèrent un regard du macho
Qui accroche leur ventre chaud
Comme un yoyo à sa ficelle
Leurs bracelets, ce sont des chaînes
Leurs colliers, ce sont des licous
Qui enserrent leur joli cou
Pour étouffer leurs cris de haine
Écoute le long fouet qui siffle
À genoux et dis-moi merci
Prosterne-toi ! Mais si, mais si !
Soumets ton regard insolent
Et livre ton sexe indolent
À ma volonté inflexible !
(J'ai la nostalgie des harems)
Et je te mettrai sur le sable
Âme et corps jusqu'à perte nuit
Pour mettre un terme à mon ennui
Et pour t'en être redevable
J'ai la nostalgie des harems
La nostalgia de un harén
Tengo nostalgia de los harenes
De Bizancio a Jerusalén
Maldita sea la era cristiana
Que me robó a mi niña hindú
De mujeres en mis reposaderos
He visto tantos de estos bereberes
Mostrando sonrisas veladas
Por modistos entelados
Para agradar, agradar, agradar, agradar
Sus ojos de perros golpeados, fieles
Esperan una mirada del macho
Que engancha su vientre caliente
Como un yoyo a su cuerda
Sus pulseras, son cadenas
Sus collares, son correas
Que aprietan su lindo cuello
Para sofocar sus gritos de odio
Escucha el largo látigo que silba
De rodillas y dime gracias
¡Postráte! ¡Pero sí, pero sí!
Somete tu mirada insolente
Y entrega tu sexo indolente
¡A mi voluntad inflexible!
(Tengo nostalgia de los harenes)
Y te pondré en la arena
Alma y cuerpo hasta la pérdida de la noche
Para poner fin a mi aburrimiento
Y para estar en deuda contigo
Tengo nostalgia de los harenes