Silences
Dans la rue juste à côté, tout parait si calme
On peut dire que c'est l'été, qui berce sa palme
On peut dire que c'est l'enfer, qui te déshabille
Et la honte qui te serre.
Dans la rue juste à côté, une femme pleure
Les yeux creux, le dos courbé,
Une femme a peur
Un enfant au regard vide, va, rasant les murs
Il ne joue pas, il se ride
De l'autre côté de la rue, des nombres impairs
Hors de portée de vue
Y'a ce mystère
Plus le soleil est dur, plus l'ombre est noire
De l'autre côté du mur, le désespoir.
Dans la rue juste à côté, un drame quotidien
Le silence est bien plombé, on parle de rien
Je sens bien que tout se sait, même le pire
Dans le silence, emmurré.
Dans la rue juste à côté, je veux que t'y penses
Y'a une femme au dos courbé, dans l'indifférence
Elle ne dit rien, elle a peur
Juste au bord du vide
Et son fils attend son heure.
De l'autre côté de la rue, des nombres impairs
Hors de portée de vue
Y'a ce mystère
Plus le soleil est dur, plus l'ombre est noire
De l'autre côté du mur, le désespoir.
Silencios
En la calle justo al lado, todo parece tan tranquilo
Se podría decir que es verano, acunando su palma
Se podría decir que es el infierno, que te desviste
Y la vergüenza que te aprieta
En la calle justo al lado, una mujer llora
Los ojos hundidos, la espalda encorvada
Una mujer tiene miedo
Un niño con la mirada vacía, va, rozando las paredes
No juega, se arruga
Del otro lado de la calle, números impares
Fuera del alcance de la vista
Hay ese misterio
Cuanto más fuerte es el sol, más negra es la sombra
Del otro lado del muro, la desesperación
En la calle justo al lado, un drama cotidiano
El silencio es pesado, se habla de nada
Siento que todo se sabe, incluso lo peor
En el silencio, enterrado
En la calle justo al lado, quiero que lo pienses
Hay una mujer con la espalda encorvada, en la indiferencia
Ella no dice nada, tiene miedo
Justo al borde del abismo
Y su hijo espera su momento
Del otro lado de la calle, números impares
Fuera del alcance de la vista
Hay ese misterio
Cuanto más fuerte es el sol, más negra es la sombra
Del otro lado del muro, la desesperación
Escrita por: Bernard Lavilliers / Mino Cinelu