N'appartiens jamais à personne
Fleur carnivore d'aéroport
Bijou fragile roule et rutile
Où sont tes ailes pour le futur?
Si tu choisis d'enfanter la démesure
N'appartiens jamais à personne
N'appartiens jamais, n'appartiens jamais
N'appartiens jamais à personne
Des étagères pour les idées
Un vieil enfer à réchauffer
La femme objet dans la baignoire
Et la misère au Brown Sugar
Le lit est froid un vrai poignard
C'est le parking du désespoir
Le ciel est bleu comme en enfer
Sur Las Vegas dans le désert
Mais
N'appartiens jamais à personne
N'appartiens jamais, n'appartiens jamais
N'appartiens jamais à personne
Les lumières jaunes de notre zone
Sentent l'ozone et la mer
Les tueurs pâles de l'arrière salle
Vont te parler en plein air
Dealers de mots et de boussoles
D'idées usées par la racole
Castreurs séniles aux ongles noirs
Tout se bouscule dans l'entonnoir
Les soirs craquants où tu hésites
Entre la marge et sa limite
Quand tu es là contre sa peau
Bien à l'abri dans tes yeux clos
Ils vont te braquer au bout du voyage
Si t'es encore vivant, pour refermer la cage
Ne signe pas la carte et flambe les dollars
Sinon tu n'es plus rien desséché, dérisoire!
Tu ne veux pas te vendre, alors tu meurs!
On te bouffera de l'intérieur
Sois une flèche en altitude!
Un baiser dans la solitude
Mais
N'appartiens jamais à personne
N'appartiens jamais, n'appartiens jamais
N'appartiens jamais à personne
Nunca pertenezcas a nadie
Flor carnívora de aeropuerto
Joya frágil rueda y brilla
¿Dónde están tus alas para el futuro?
Si decides dar a luz a la desmesura
Nunca pertenezcas a nadie
Nunca pertenezcas, nunca pertenezcas
Nunca pertenezcas a nadie
Estantes para las ideas
Un viejo infierno por calentar
La mujer objeto en la bañera
Y la miseria en el Brown Sugar
La cama está fría, un verdadero puñal
Es el estacionamiento de la desesperación
El cielo es azul como en el infierno
Sobre Las Vegas en el desierto
Pero
Nunca pertenezcas a nadie
Nunca pertenezcas, nunca pertenezcas
Nunca pertenezcas a nadie
Las luces amarillas de nuestra zona
Huelen a ozono y mar
Los asesinos pálidos de la trastienda
Te hablarán al aire libre
Dealers de palabras y brújulas
De ideas desgastadas por la caza
Castradores seniles con uñas negras
Todo se agolpa en el embudo
Las noches crujientes donde titubeas
Entre el margen y su límite
Cuando estás ahí contra su piel
Bien a salvo en tus ojos cerrados
Te van a asaltar al final del viaje
Si aún estás vivo, para cerrar la jaula
No firmes la carta y quema los dólares
¡Si no, no eres nada, deshidratado, ridículo!
¡No quieres venderte, entonces mueres!
Te devorarán por dentro
¡Sé una flecha en altitud!
Un beso en la soledad
Pero
Nunca pertenezcas a nadie
Nunca pertenezcas, nunca pertenezcas
Nunca pertenezcas a nadie