Chiens de Guerre
Très loin, très loin d'ici, il existe une zone
Où on garde en secret l'après-midi des faunes
Là où les souvenirs à jamais emmurés
Ont des histoires d'amour toujours inachevées
Et jamais abouties comme sont les conquêtes
Les chevaux ruisselants juste avant la défaite
Quand le seigneur de guerre reconnaissant les siens
Sous les masques de fer se penche
Et ne dit rien
Et chaque nuit
Les villes brûlent
Les villes brûlent
Ma compagne de feu, as-tu connu ces hommes?
Ces hommes du refus au loin des compromis
Que l'argent corrompu n'a jamais assagis
Ceux qui tiennent leur clan en dehors de la norme
Chiens de guerre qui fermez les portes des cellules
Il reste pour les loups ce battement de coeur
Ce tempo de survie venu des profondeurs
Cette rage de vivre rivée sous la férule
Et chaque nuit
Les villes brûlent
Les villes brûlent
Ne prenez pas les aigles pour de blancs albatros
Au cas où le destin confierait au hasard
La fin du millénaire et des ordres bâtards
Chiens de garde, en passant, surveillez bien votre os
Très loin, très loin d'ici, il existe une zone
Aux frontières du réel près des grands trous d'ozone
Là où le ciel est rouge et la nuit infinie
Il existe une zone très loin, très loin d'ici
Perros de Guerra
Muy lejos, muy lejos de aquí, hay una zona
Donde se guarda en secreto la tarde de los faunos
Donde los recuerdos, para siempre encerrados
Tienen historias de amor siempre inconclusas
Y nunca terminadas como son las conquistas
Los caballos empapados justo antes de la derrota
Cuando el señor de la guerra, reconociendo a los suyos
Bajo las máscaras de hierro se inclina
Y no dice nada
Y cada noche
Las ciudades arden
Las ciudades arden
Mi compañera de fuego, ¿conociste a esos hombres?
Esos hombres del rechazo lejos de los compromisos
Que el dinero corrupto nunca ha apaciguado
Aquellos que mantienen su clan fuera de la norma
Perros de guerra que cierran las puertas de las celdas
Aún queda para los lobos este latido del corazón
Este tempo de supervivencia que viene de las profundidades
Esta rabia de vivir atada bajo la férula
Y cada noche
Las ciudades arden
Las ciudades arden
No confundan a las águilas con albatros blancos
Por si acaso el destino confiara al azar
El fin del milenio y órdenes bastardos
Perros de guardia, al pasar, cuiden bien su hueso
Muy lejos, muy lejos de aquí, hay una zona
En las fronteras de lo real cerca de los grandes agujeros de ozono
Donde el cielo es rojo y la noche infinita
Hay una zona muy lejos, muy lejos de aquí
Escrita por: Bernard Lavilliers / Georges Baux