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La mala reputación

Maxime Le Forestier

La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Que je me démène ou que je reste coi
Je passe pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand je croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
Je lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux se retrouve par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour deviner le sort qui m'est promis,
S'ils trouvent une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome,
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

La mala reputación

En el pueblo, sin pretensiones,
Tengo mala reputación.
Ya sea que me esfuerce o me quede callado,
¡Me consideran un no-sé-qué!
Sin embargo, no le hago daño a nadie
Siguiendo mi camino de pequeño hombre.
Pero la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
No, a la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
Todos hablan mal de mí,
Excepto los mudos, obviamente.

El día del Catorce de Julio
Me quedo en mi cama acogedora.
La música que marcha al compás,
Eso no me incumbe.
Sin embargo, no le hago daño a nadie,
Al no escuchar la corneta que suena.
Pero la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
No, a la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
Todos me señalan con el dedo,
Excepto los mancos, obviamente.

Cuando me encuentro con un ladrón desafortunado,
Perseguido por un campesino;
Le doy una patada y, ¿por qué ocultarlo?,
El campesino termina en el suelo.
Sin embargo, no le hago daño a nadie,
Al dejar que los ladrones de manzanas corran.
Pero la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
No, a la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
Todos se abalanzan sobre mí,
Excepto los cojos, obviamente.

No hace falta ser Jeremías,
Para adivinar el destino que me espera,
Si encuentran una cuerda a su gusto,
Me la pasarán por el cuello.
Sin embargo, no le hago daño a nadie,
Al seguir los caminos que no llevan a Roma,
Pero la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
No, a la gente decente no le gusta
que siga otro camino que ellos,
Todos vendrán a verme colgado,
Excepto los ciegos, por supuesto.

Escrita por: Georges Brassens